A l’occasion de son déplacement en France le 26 juin, la ministre suédoise de la Défense Karin Enström a confié au Journal de l’Aviation les orientations politiques et stratégiques concernant le futur Gripen E.
Karin Enström a été claire : « La Suède a besoin du Gripen E, c’est un choix largement soutenu du côté politique. Nous avons besoin de renforcer notre défense aérienne et pour être « compétitifs » dans le futur, nous avons besoin de cet avion », a-t-elle déclaré au Journal de l’Aviation.
Après l’échec du referendum en Suisse concernant le mécanisme de financement des Gripen, Saab et le gouvernement doivent revoir leur copie et « ajuster » les conditions dans lesquelles sera produit le Gripen E. « Les bénéfices que nous aurions pu tirer de la coopération avec la Suisse ont été balayés, nous devons à présent réfléchir à la manière de procéder sans elle. »
Les négociations avec le Brésil sont également en cours pour proposer une solution « intermédiaire », afin que la Força Aérea Brasileira puisse profiter du système d’armes Gripen avant l’arrivée de l’avion nouvelle génération.
La Suède espère par ailleurs coopérer avec d’autres pays afin de développer le Gripen E, sans toutefois citer de noms ni de prospects à l’export. Le Gripen intéresserait la Malaisie, la Thaïlande, le Pérou, les Philippines, l’Indonésie, mais également des pays européens tels que la Belgique, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, le Portugal ou encore la Slovaquie.








