Une équipe franco-allemande composée de 14 militaires allemands et 12 militaires français a été envoyée le 16 septembre dernier en Ukraine, afin de mener une mission d’évaluation en partenariat avec l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). L’équipe de reconnaissance et de liaison de théâtre est composée d’experts dans le domaine des drones, ainsi que de personnels techniques, médicaux et logistiques.
L’information, non-confirmée au Journal de l’Aviation par l’état-major des armées le 17 septembre, a finalement été officialisée ce 18 septembre.
La mission doit durer quelques jours seulement. Il s’agit d’étudier la faisabilité d’une surveillance aérienne du territoire ukrainien, dans le cadre du cessez-le-feu signé début septembre entre les séparatistes et le gouvernement ukrainien. Concrètement, la mission d’évaluation porte sur le nombre et la qualification des personnels à envoyer, sur l’aspect sécuritaire ainsi que sur les équipements logistiques et sanitaires de soutien à mettre en place.
Les militaires allemands pourraient déployer leur drone tactique Luna, tandis que l’EMA annonce avoir pré-positionné des SDTI (Système de drone tactique intérimaire) du 61ème régiment d’artillerie à Toulon. Ceux-ci pourraient le cas échéant être acheminés en Ukraine par voie maritime ou aérienne.
L’état-major des armées a insisté sur le fait que ce n’était pour l’instant qu’une étude de faisabilité et qu’elle ne déboucherait pas forcément sur un déploiement en mission. « Nous sommes très loin d’un déploiement », a déclaré le porte-parole. La décision d’envoyer du personnel militaire et des drones tactiques sera prise par la France, l’Allemagne et l’OSCE, en fonction de la situation et des résultat de la mission d’évaluation.








