L’exercice franco-saoudien Greenshield s’est achevé le 17 avril sur la BA 133 de Nancy-Ochey. L’armée de l’air et la Royal Saudi Air Force (RSAF) se sont entraînées depuis le 7 avril à des manœuvres aériennes conjointes, dans le but de « développer l’amitié entre les deux nations, de partager les expériences et de travailler ensemble », selon le lieutenant-colonel Leroux, coordinateur de l’exercice sur la base. Le lieutenant-colonel Pena, commandant la BA 133, parle de « promouvoir et développer la coopération entre la France et l’Arabie Saoudite », afin de « tirer le maximum » de l’échange des deux cultures.
Les moyens aériens engagés sur l’exercice comprenaient six F-15, deux MRTT et deux C-130 pour la RSAF, quatre Mirage 2000-5, deux Mirage 2000C/B, trois Rafale, deux EC725 Caracal, deux Alphajet et un E-3F qui ont participé à tour de rôle pour l’armée de l’air. Près de 200 militaires saoudiens avaient fait le déplacement en France, assurant le soutien logistique nécessaire à la bonne marche des avions et des missions.
Pour cette édition 2014, plusieurs points ont été particulièrement mis en avant : CSAR, utilisation de la L16, menace sol-air d’ancienne génération, guerre électronique, travail en ambiance radio brouillée. Les missions étaient très tournées vers la défense aérienne et le « combat air patrol », en raison des caractéristiques des F-15 saoudiens. « Ils ont joué leur rôle de défense aérienne », avec trois jours de défense aérienne pure, puis l’ajout petit à petit de difficultés en termes de menace sol-air et d’avion, afin de « complexifier les missions », explique le LCL Leroux.
Le bilan quantitatif de l’exercice est « assez éloquent » selon le coordinateur de l’exercice, qui précise que 24 missions et scenarii différents ont été menés, pour 140 sorties et 200 heures de vol du côté français et 60 sorties et une « petite centaine » d’heures de vol pour les Saoudiens. « Au plan qualitatif, c’est plus que positif, un exercice d’une telle ampleur c’est rare », poursuit le LCL Leroux, qui conclut en parlant d’une vraie plus-value en cas de déploiement opérationnel: « Si on sait communiquer, si on se comprend, le jour où on est en opération, on gagne un temps phénoménal ».














