[Romain Guillot à Istanbul] À l’occasion de la World Safety and Operations Conference (WSOC) de l’IATA organisée à Istanbul du 6 au 8 octobre, Airbus, Delta Air Lines et l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) ont partagé leurs approches quant à la prévention des risques et à l’efficacité réelle d’un système de gestion de la sécurité (SMS). Au-delà des exigences réglementaires, les intervenants ont particulièrement souligné l’importance des remontées d’informations, du partage des données et de la capacité des organisations à prendre rapidement des mesures correctives.
La gestion de la sécurité aérienne ne peut se limiter au respect des procédures et des exigences réglementaires. Elle repose également sur la capacité des organisations à identifier les risques émergents, à recueillir les informations provenant des opérations et à prendre les décisions nécessaires pour les atténuer. Ce constat a largement animé les échanges d’une table ronde consacrée à la stratégie de sécurité de l’IATA animée par Mark Searle, directeur mondial de la sécurité de l’association et qui réunissait Yannick Vanhaecke, vice-président chargé des enquêtes sur les accidents et incidents et de leur prévention chez Airbus, Chris Collins, directeur de la sécurité de Delta Air Lines, et Francesco Gaetani, directeur des normes de vol de l’EASA.
Pour Yannick Vanhaecke, la finalité d’un SMS est avant tout de permettre la détection précoce des signaux susceptibles de révéler un risque. Une approche qui présente toutefois une difficulté car les résultats de la prévention sont souvent peu visibles, précisément parce que les événements redoutés ne se produisent pas. Le responsable d’Airbus a ainsi pris l’exemple de l’intervention préventive majeure menée fin novembre dernier sur la famille A320…


