L’Association du transport aérien international (IATA) a salué les modifications apportées par Pratt & Whitney Canada (groupe RTX) aux conditions contractuelles régissant les turbopropulseurs des séries PT6 et PW100, estimant que cette mesure apaisait les inquiétudes en matière de concurrence sur le marché des pièces d’occasion et qu’elle facilitait l’accès pour les ateliers de maintenance indépendants.
La Commission européenne a pour sa part clos son enquête préliminaire antitrust visant le motoriste canadien après la modification de ses clauses contractuelles le 21 août. Ces changements suppriment les restrictions qui limitaient l’accès des fournisseurs indépendants à certaines pièces de moteurs, une évolution censée renforcer la concurrence et élargir le choix pour les prestataires de maintenance et les opérateurs.
L’association a également fait valoir que les principes d’accès équitable devraient s’appliquer à l’ensemble du marché de l’après-vente des moteurs, et non à un seul segment.
« Quelle que soit la motorisation utilisée, une compagnie aérienne doit pouvoir choisir librement parmi les ateliers de maintenance, les pièces et les solutions de réparation agréés par les autorités de réglementation. À court terme, cela pourrait contribuer de manière significative à atténuer les pénuries de pièces et les contraintes de capacité de maintenance, facteurs à l’origine d’une hausse des coûts et de l’immobilisation d’appareils au sol. À long terme, le secteur a besoin des gains d’efficacité qu’une concurrence accrue peut apporter à ce marché de l’après-vente », a déclaré Nick Careen, vice-président principal de l’IATA chargé des opérations, de la sûreté et de la sécurité.



