La Direction générale de l’armement (DGA) annonce avoir notifié à MBDA l’accord cadre de réalisation et le marché de développement du missile Air-Sol nucléaire de quatrième génération (ASN4G) le 2 juin dernier.
Le missile ASN4G doit venir remplacer le missile air-sol moyenne portée amélioré rénové (ASMPA-R) actuellement en service, et ce à l’horizon 2035.
Il sera mis en œuvre à la fois par les Forces Aériennes Stratégiques (FAS) et par la Force Aéronavale Nucléaire (FANU).
La DGA rappelle que le l’ASN4G sera « en rupture technologique avec les systèmes précédents » et qu’il « repose sur un savoir-faire technologique et industriel que peu de pays au monde possèdent ».
Le missile air-sol nucléaire hypersonique sera emporté par le nouveau Rafale F5 de Dassault Aviation.
Pour rappel, trois bases aériennes accueillent aujourd’hui la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française (hors FANU). Il s’agit de Saint-Dizier (Haute-Marne), Istres (Bouches-du-Rhône) et Avord (Cher). La base aérienne 116 de Luxeuil-Saint-Sauveur (Haute-Saône) les rejoindra d’ici 2035, avec deux escadrons de Rafale à capacité nucléaire.









