Ayant connu une fin d’exercice difficile qui s’est conclue par une perte annuelle, IndiGo choisit d’opter pour la prudence. Sans renoncer à la croissance de ses capacités, la low-cost indienne a décidé de la temporiser et de la maintenir à entre 3 % et 4 % sur le premier trimestre (qui court du 1er avril au 30 juin 2026), contre 16,4 % à la même période l’année dernière.
Dans le même temps, elle compte revoir la flotte qu’elle opère en damp lease pour en supprimer les monocouloirs les plus anciens, plus onéreux à opérer en raison du type de contrat et de leur consommation de carburant. Cette flotte compte aujourd’hui une vingtaine d’appareils, cinq Airbus A320ceo, quatre A321ceo, cinq Boeing 737 et six 787 – contre 27 au début de l’année.
Elle s’attache également à augmenter le volume de sa flotte en propriété propre : en un an, elle est passée de huit à 36 appareils (sur les 441 que compte la flotte totale).
IndiGo a en effet enregistré une perte d’environ 250 millions de dollars sur l’exercice 2026 (clôturé le 31 mars). Après la débâcle du mois de décembre, liée à des problèmes de planification, la crise au Moyen-Orient est venue détériorer son environnement économique, avec une hausse des prix du carburant et une forte dépréciation de la roupie.
Pour rappel, Pieter Elbers a quitté ses fonctions de directeur général de la compagnie au mois de mars. Il sera remplacé au mois d’août par Willie Walsh, qui arrive à la fin de son mandat de directeur général de l’IATA.









