Les ralentissements de la chaîne d’approvisionnement en général et de la production de Pratt & Whitney en particulier se font sentir sur le bilan d’Airbus au premier trimestre. L’avionneur européen a publié un chiffre d’affaires de 12,7 milliards d’euros, en baisse de 7 % par rapport à la même période de l’année dernière, ce qui reflète le ralentissement des livraisons d’avions commerciaux. L’EBIT ajusté a ainsi été réduit de moitié, à 300 millions d’euros.
Tout en enregistrant des commandes brutes pour 408 appareils (contre 280 l’année précédente), la division Avions commerciaux a réussi à livrer 114 appareils au premier trimestre, contre 136 en 2025. Cela a mené à une réduction du chiffre d’affaires trimestriel de l’entité de 11 %, à 8,4 milliards d’euros, et un effondrement de l’EBIT ajusté à 81 millions d’euros (contre 494 millions au premier trimestre 2025). La dépréciation du dollar par rapport à l’euro a également joué.
Airbus maintient toutefois son ramp-up, tout en essayant de gérer au mieux la pénurie de GTF de Pratt & Whitney, qui va dicter le rythme de la montée en cadence sur le programme A320neo en 2026 et 2027. Il vise ainsi une production de treize A220 par mois en 2028, d’entre 70 et 75 appareils de la famille A320neo d’ici la fin de 2027, de cinq A330 en 2029 et de douze A350 en 2028.
Le carnet de commandes compte désormais 9 037 appareils.
Airbus Helicopters a livré 56 hélicoptères sur le trimestre, une légère hausse par rapport à 2025 (51 unités). Le chiffre d’affaires est toutefois resté stable à 1,6 milliard d’euros, trahissant un mix livraison moins favorable. Des commandes nettes pour 79 appareils ont été enregistrées, portant le carnet de commandes à 1 060 hélicoptères. L’EBIT ajusté a reculé de 16,6 % à 65 millions d’euros, sous l’effet d’investissements accrus en recherche et développement.
La division Defense & Space est en revanche en croissance. Ayant enregistré des commandes d’une valeur de 5 milliards d’euros sur la période (quasiment le double par rapport à l’année dernière), elle a profité de la demande solide pour les produits de son entité Air Power (programmes d’avions militaires et de drones). Son chiffre d’affaires a augmenté de 7 % à 2,8 milliards d’euros et son EBIT ajusté a augmenté de 68 % grâce à une amélioration de la rentabilité dans toutes les divisions.
Airbus maintient toutefois ses prévisions pour l’année 2026, à savoir notamment l’objectif d’environ 870 livraisons d’avions commerciaux et un EBIT ajusté d’environ 7,5 milliards d’euros.









