Alors que le moment de bascule se rapproche, Transavia France a donné de nouvelles précisions sur son organisation après avoir récupéré les derniers vols opérés par Air France à Orly. Pour rappel, le transfert se fera le 29 mars, à l’entrée en vigueur de la saison été IATA. A l’occasion d’une conférence de presse organisée par la compagnie le 10 mars, Olivier Mazzucchelli, le PDG de la low-cost d’Air France, a redit que Transavia France se trouvait face à un double challenge, combinant une croissance forte et la transformation de sa flotte.
La croissance, cette année, sera principalement portée par le transfert de tous les vols d’Air France vers sa filiale. Au 29 mars, elle reprendra en effet les vols vers Nice, Toulouse et Marseille au départ d’Orly, ceux de l’ancienne navette. A ce moment-là, elle détiendra une part de marché de 50 % sur la plateforme.
Les fréquences resteront élevées, bien que moindres que celles d’aujourd’hui, sur les lignes Paris – Nice et Paris – Toulouse, permettant aux voyageurs d’affaires d’effectuer des allers-retours dans la journée, qu’ils partent d’Orly ou de la province. La concurrence très forte du TGV sur Paris – Marseille justifie en revanche une réduction plus importante des fréquences sur la ligne.
Une sous-flotte spécifique pour les vols intérieurs
La reprise des vols vers Nice, Toulouse et Marseille portera à sept le nombre de liaisons intérieures opérées par Transavia France depuis Orly. « Nous avons décidé d’isoler une sous-flotte pour opérer ses routes », annonce Julien Mallard, directeur général adjoint commercial. Celle-ci sera composée de onze appareils, initialement extraits de la flotte de Boeing 737 de la compagnie, et reprendra également une poignée de vols Schengen (Madrid, Milan, Porto) pour lesquels la demande affaires est importante. « Le flux apporté par la reprise des vols de Nice et Toulouse nous permet d’adopter cette organisation. » Olivier Mazzucchelli précise qu’elle permettra à Transavia d’être plus performant en termes de ponctualité et de régularité sur ces liaisons, une nécessité car elles concernent des passagers plus exigeants que la moyenne.
En ce qui concerne la flotte en général, elle est actuellement composée de 91 appareils, dont 23 Airbus A320neo. De nouvelles livraisons doivent intervenir entre fin mars et fin juin pour la porter à 96 appareils, dont 27 A320neo. Olivier Mazzucchelli indique que les quatre Airbus qui rejoindront la flotte ces prochains mois sortiront de la ligne d’assemblage de Tianjin, les lignes de Toulouse et Hambourg n’étant pas en mesure de livrer les appareils aux échéances adaptées à la saisonnalité des opérations de Transavia France.
Il précise également que 2026 sera la dernière année de croissance forte de la low-cost. « 2027 verra encore de la croissance mais pas au même niveau de ces quatre dernières années », souligne-t-il. Par la suite, la compagnie se concentrera sur la poursuite du renouvellement de sa flotte – avec l’objectif d’opérer une flotte tout-Airbus en 2031, avoisinant la centaine d’appareils – et l’amélioration de son EBITDA.








