Aucune cause n’a encore été identifiée pour l’accident survenu à bord d’un Airbus A330-300 de Cathay Pacific. Mais les autorités hongkongaises ont publié un rapport préliminaire le 6 mai permettant de mieux comprendre comment s’est déroulé ce vol originaire d’Indonésie qui s’est terminé par un atterrissage à grande vitesse à Hong-Kong le 13 avril.
Aucun problème n’avait été détecté sur les moteurs ni le système carburant de l’A330-300 immatriculé B-HLL avant le décollage de Surabaya. Les premières irrégularités se sont manifestées durant la montée au travers de fluctuations mineures de la pression à l’intérieur des deux réacteurs, principalement celui de droite. L’alerte du système de contrôle du moteur 2 s’est ensuite déclenchée deux fois durant la croisière au FL390. A chaque fois, l’équipage a suivi les procédures ECAM (Electronic Centralised Aircraft Monitoring) puis a poursuivi le vol après avoir vérifié que les paramètres moteurs étaient normaux.
Après avoir amorcé la descente vers le niveau FL230, des messages ECAM concernant les deux Trent sont alors apparus, indiquant un problème du système de contrôle du moteur 1 ainsi qu’un décrochage moteur pour le n°2. L’équipage a donc placé ce dernier en position « ralenti » (idle) et avancé la manette du moteur 1 en position « maximum continuous thrust » (MCT). Il a ensuite demandé un trajet simplifié avec atterrissage prioritaire et a alors lancé un message d’urgence.
A environ 80km au sud-est de l’aéroport et à 8 000 pieds, un nouveau message ECAM est apparu, indiquant que le moteur 1 avait lui aussi décroché. L’équipage s’est alors déclaré en détresse et a testé les réacteurs en bougeant les manettes de gaz. La puissance du moteur n° 1 a été portée à 74% de N1 tandis que celle du 2 est restée bloquée à 17%. Les moteurs sont tout deux restés bloqués à cette puissance – bien qu’avec les deux manettes placées en position idle – durant la phase finale d’approche. Au touché, le moteur a légèrement ralenti, à 70% de N1. L’appareil a atterri à 230 nœuds, les déflecteurs se sont déployés automatiquement, ainsi que l’inverseur de poussée du moteur 1, tandis que le commandant de bord freinait au maximum manuellement.
Les autorités hongkongaises estiment qu’il leur faudra un an d’enquête pour déterminer les causes de cet incident, désormais classé en tant qu’accident.








