Le premier trimestre de Continental ne joue pas en sa faveur dans l’optique d’une fusion avec United Airlines. La compagnie américaine a publié le 22 avril un bilan pour le premier trimestre que son président Jeff Smisek a qualifié de décevant. Le résultat net fait en effet état de 146 millions de dollars de pertes.
Mais Continental a des circonstances atténuantes : l’économie mondiale est encore faible et elle a subi l’impact des intempéries extrêmes de cet hiver. Son hub de Newark a dû fermer à deux reprises en février. Malgré cela, le chiffre d’affaires a enregistré une hausse de 7% et atteint 3,2 milliards de dollars. Le trafic a également donné des signes de reprise en augmentant de 5,7% pour des capacités stables. Sur ses lignes principales, le coefficient de remplissage de Continental a même atteint 80,1%, un record sur cette période de l’année.
La compagnie américaine a profité de l’occasion pour faire le point sur sa flotte. Elle a retiré ses trois derniers Boeing 737-300 du service et a reçu un nouveau 757-200, anciennement exploité par ATA et acquis en leasing auprès de Boeing Capital Corporation. Livré en février, il est entré en service en avril. Elle poursuit également l’équipement de ses appareils de Blended Winglets. Tous ses 737-500, 737-700, 737-800, 737-900 et 757-200 en sont déjà dotés. La totalité de sa flotte de moyen-porteurs sera équipée d’ici la fin du deuxième trimestre. Seuls cinq 757-300 n’en ont pas.
Continental et United Airlines seraient actuellement à un stade avancé de négociation en vue d’une fusion et seraient même sur le point d’échanger des informations financières. United avait déjà annoncé être en discussions avec US Airways mais elle serait davantage intéressée par Continental, plus imposante, avec laquelle elle formerait la plus grande compagnie mondiale en terme de passagers, avant la nouvelle Delta. Les deux compagnies américaines avaient déjà envisagé de fusionner en 2008 mais la conjoncture n’était pas favorable et Continental avait rompu les négiciations.








