« La grève a été reconduite au moins jusqu’à demain », nous a indiqué dans la matinée Florent Coste, délégué syndical CGT, syndicat minoritaire à l’origine du mouvement social qui rassemble près de 150 personnes, selon les chiffres de M. Coste. Le nombre de grévistes resterait « relativement stables » depuis le début de la grève, à 150 personnes sur les sites de l’équipementier à Toulouse (environ 900 salariés) et Gimont (près de 100 employés).
Cette grève inédite initiée mercredi 9 décembre dernier repose sur deux griefs qui n’ont pas pu être résolus au cours de différentes rencontres entre les représentants syndicaux et la direction de l’entreprise, précise Florent Coste : une hausse générale des salaires de 50 euros et le respect de la négociation collective, dont la dernière qui s’est tenue en mars ne s’était pas déroulée dans de bonnes conditions, d’après le représentant syndical qui indique qu’aujourd’hui la porte de la direction reste fermée.
En 2015, Latécoère, alors en pleine restructuration financière, a gelé les salaires. À la suite de sa recapitalisation, les nouveaux créanciers auraient décidé d’augmenter les salaires des membres du conseil d’administration. Une décision qui passe mal aux yeux de la CGT qui demande à ce que tous les salariés bénéficient également d’une augmentation de salaire mensuelle à hauteur de 50 euros.
Pour 2016, Latécoère envisage de hausser tous les salaires. Les deux autres syndicats de l’entreprise, FO et CFE-CGC, attendent eux les négociations avant d’entamer tout mouvement de contestation.

