Suite à l’abandon du programme EuroHawk par le gouvernement allemand à la mi-mai, Northrop Grumman est sorti de son silence et a publié un communiqué commun avec EADS le 27 mai. Les industriels se disent toujours « complètement engagés » dans le programme EuroHawk et réfutent les allégations médiatiques faisant état de coûts exorbitants et de problèmes au niveau de la certification et des systèmes de gestion de vol.
Le consortium EuroHawk « continuera à travailler avec le client » et est prêt à présenter un plan abordable afin d’achever la phase d’essais en vol du premier démonstrateur – qui a décollé pour la première fois en janvier 2013.
Depuis l’annonce de l’abandon du projet EuroHawk par le ministre allemand de la Défense Thomas de Maizière il y a deux semaines, la polémique va bon train et le ministre est quelque peu bousculé, accusé d’avoir gâché l’argent du contribuable – 600 millions d’euros ont déjà été dépensés pour ce programme de drones de surveillance.
Selon les dernières informations de l’hebdomadaire Der Spiegel, la Bundeswehr aurait déjà fait état des problèmes de certification en 2009. De plus, Thomas de Maizière envisagerait toujours de se doter de drones armés, à partir de 2016.
Reuters a pour sa part publié ce mardi une information qui pourrait mettre le ministre un peu plus dans l’embarras : Des sources internes chez EADS ont déclaré que le démonstrateur actuel possédait une certification provisoire, qui lui permettait encore de voler et que les coûts d’adaptation pour obtenir la certification militaire étaient évalués à 200 millions d’euros par Northrop Grumman et non pas à 500-600 millions d’euros comme l’affirme le ministère allemand.








