Mercredi 10 octobre, un Airbus A320 de la compagnie Syrian Air a été forcé de se poser à l’aéroport d’Ankara, en Turquie, après l’interception par deux avions de chasse F-16 de l’armée de l’air turque. L’avion, qui transportait une trentaine de passagers, effectuait le trajet Moscou-Damas.
Soupçonné de transporter des armes à destination de l’armée régulière syrienne, l’A320 a été immobilisé plusieurs heures à l’aéroport, avant que les autorités turques ne saisissent la cargaison suspecte et autorisent l’avion à redécoller jeudi matin.
Selon la presse, l’avion aurait transporté du matériel de communication et des parties de missiles, destinés aux forces armées de Bachar al-Assad, une version démentie par des sources citées par l’agence de presse russe Interfax. L’agence Itar-Tass, quant à elle, citant une autre source anonyme, prétend que la cargaison ne proviendrait pas de Russie.
Suite à cet incident, la Syrie a accusé la Turquie de comportement « hostile », ainsi que de « violation des règles internationales de l’aviation civile ».
Les tensions entre la Damas et Ankara ne cessent de s’accroître depuis quelques mois. La Turquie a déployé des moyens militaires supplémentaires dans les régions frontalières avec la Syrie, se disant prêt à riposter à tout bombardement en provenance de Syrie (un tir de mortier syrien a coûté la vie à cinq civils turcs il y a une semaine). Pour mémoire, un RF-4E Phantom de l’armée turque et ses deux pilotes avaient disparus au large des côtes syriennes. La Syrie avait déclaré avoir détruit l’avion.








