« Osprey no ! », c’est ce qu’on pouvait lire sur les pancartes brandies par des dizaines de milliers de Japonais le dimanche 9 septembre sur l’île d’Okinawa, alors qu’ils protestaient contre le déploiement prévu de MV-22 Osprey américains. L’US Marine Corps prévoit en effet de stationner une douzaine de MV-22 à la base de Futenma. Le principal grief des habitants : le danger que représente l’appareil hybride, eu égard aux accidents survenus les derniers mois.
En effet, en avril dernier, un V-22 Osprey de l’US Marine Corps s’était écrasé au Maroc. Lors de l’accident, deux Marines ont perdu la vie et deux autres avaient survécu. Un second accident, survenu en juin près de la BA d’Eglin en Floride, avait fait cinq blessés parmi les soldats de l’US Air Force. De plus, un Osprey a été obligé d’effectuer un atterrissage d’urgence le 6 septembre en Caroline du Nord.
Les riverains japonais s’inquiètent donc des risques encourus, et demandent même la fermeture de la base de Futenma. Le Pentagone a pourtant rendu des rapports concluant à une erreur humaine et de mauvaises conditions météorologiques dans les accidents au Maroc et en Floride, des erreurs qui ne pouvaient en aucun cas être dues à une défaillance du matériel.
La colère des habitants gronde depuis déjà quelques mois, le stationnement des appareils de transport hybrides ayant du coup été repoussé à plusieurs reprises. Le département américain de la Défense souhaite pourtant remplacer la flotte de CH-46 Sea Knight présente sur l’île rapidement, les MV-22 Osprey étant actuellement basés à Iwakuni et en attente d’être déplacés à Futenma.








