SpiceJet suivra-t-elle Kingfisher dans la série de disparitions des compagnies aériennes indiennes ? C’est ce que le gouvernement indien semble déterminé à éviter en tentant d’imposer ses conditions aux fournisseurs de la low-cost. En attendant, le programme de vols subit des perturbations importantes depuis le début du mois.
SpiceJet était pourtant bien partie en 2014, qui devait initialement être marquée par une augmentation de ses parts de marché, une réduction de ses pertes et de ses dettes. Cependant sa recapitalisation a tardé et a plongé la compagnie dans une situation critique. SpiceJet a ainsi dû réduire sa flotte d’un tiers depuis cet été – huit 737-800 et trois 737-900ER ont été retirés rien que depuis le début du mois de novembre.
Par ailleurs, alertée par les difficultés financières de la compagnie, la direction indienne de l’aviation civile (DGCA) lui a interdit le 5 décembre de vendre des billets à plus de 30 jours (interdiction qui a été levée le 16 décembre) et lui a demandé de présenter un plan de remboursement de ses dettes. Des rumeurs ont circulé indiquant que, échaudés par les dettes, les aéroports indiens ne permettaient aux appareils de décoller que si SpiceJet réglait immédiatement les taxes et redevances – ce qu’elle dément. Et enfin, tous les vols ont été brièvement suspendus le 17 décembre car les compagnies pétrolières refusaient de ravitailler les appareils, toujours en raison des dettes de la low-cost à leur égard.
Ce dernier obstacle a trouvé une issue heureuse pour le moment grâce à la pression du gouvernement indien, qui a demandé aux compagnies pétrolières de reprendre les livraisons. Il a également demandé aux banques d’accorder de nouveaux prêts à SpiceJet. Mais cette pression va devoir être forte lorsque l’actionnaire principal, le groupe Sun, ne peut pas lui-même injecter de nouveaux fonds dans sa propre filiale.







