Après IndiGo, c’est au tour d’Air India de perdre son directeur général. Campbell Wilson a en effet présenté sa démission au président de la compagnie, N. Chandrasekaran, le 7 avril. Il conservera son poste jusqu’à la nomination et l’entrée en fonction de son successeur.
Campbell Wilson aurait planifié dès 2024 son départ pour 2026 – alors que son mandat devait se terminer en 2027 – et a depuis travaillé à garantir la stabilité de l’organisation et de l’équipe de direction en vue de la transition à venir.
Dressant le bilan de ses quatre années à la tête de la compagnie, qu’il dirige depuis qu’elle a été privatisée, il rappelle que « nous avons assisté à l’acquisition et à la fusion réussie de quatre compagnies aériennes, à une transition des pratiques du secteur public vers celles du secteur privé, ainsi qu’à un renouvellement de l’équipe de direction, du personnel, de la culture d’entreprise et des modes de fonctionnement. Nous avons également assisté à la modernisation complète des systèmes, au lancement de nouveaux produits, à la mise en place de normes de service renforcées au sol et en vol, ainsi qu’à l’ajout de 100 appareils supplémentaires à la flotte. La rénovation complète de l’intérieur des anciens monocouloirs est pratiquement achevée, et les livraisons de gros-porteurs dotés de nouveaux intérieurs conçus sur mesure sont désormais en cours. »
Il ajoute que plusieurs infrastructures ont été mises en place pour soutenir l’ambition de la compagnie, comme une académie de formation, deux centres de simulation de vol, une école de pilotage et une base de maintenance.
Selon lui, les fondations pour l’essor de la nouvelle Air India ont été posées et consolidées. « Il ne reste qu’un court laps de temps avant que les livraisons issues du carnet de commandes de près de 600 appareils ne commencent véritablement à partir de 2027, le moment est venu pour moi de passer le relais. »
Il quitte toutefois la compagnie alors qu’elle enregistre toujours de lourdes pertes et que sa fragilité est exacerbée par la situation géopolitique et les conséquences de l’accident de juin 2025.








