« Quand la pression compétitive augmente, vous vous retrouvez face à deux options. Ou vous décidez de ne pas prendre part à la bataille et de réduire votre offre – vous courez alors le risque de devenir insignifiant – ou vous décidez de faire face à la concurrence et de vous battre » a résumé Bernard Gustin. Et face à l’arrivée de Ryanair à Zaventem, Brussels Airlines a choisi de se battre. Le CEO de la compagnie belge a dévoilé le 30 janvier son plan de bataille sur le réseau européen.
Brussels Airlines va ainsi lancer neuf nouvelles destinations saisonnières cet été, dont Montpellier, Ajaccio et Bastia. Par ailleurs, elle a choisi d’intégrer à plus long terme Varsovie (à partir de septembre) et Cracovie (dès cet été) à son réseau. Enfin, elle augmentera ses fréquences sur plusieurs liaisons déjà existantes. Au total, 400 000 sièges supplémentaires seront proposés en 2014.
Pour soutenir l’expansion de son réseau, Brussels Airlines devrait intégrer deux nouveaux A319 dans les prochains mois. Elle exploite actuellement quatorze exemplaires de l’appareil, ainsi que cinq A320, trois A330-200, cinq A330-300, douze Avro RJ100, un RJ85 et cinq Q400. Les Avro devraient tous avoir quitté la flotte en 2016.
Ces investissements ont été rendus possibles par une restructuration légère qui a tout de même mené à une réduction des coûts structurels de 10% et un investissement accru dans les services aux passagers qui a eu pour effet une augmentation de la fréquentation et de la rentabilité.








