Exail Technologies rejoindra finalement le giron de Thales. Safran a annoncé le 3 juillet la fin des négociations en cours avec la société française, faute d’un accord « sur des conditions mutuellement acceptables » au sujet du projet d’acquisition officialisé le 26 juin. Ce faisant, le groupe a laissé le champ libre à Thales, qui annonce le 6 juillet avoir signé un accord engageant avec la famille Gorgé, pour acquérir sa participation dans la société, avec le projet d’en prendre entièrement le contrôle.
La famille Gorgé détient aujourd’hui une participation de 35,51 % dans Exail Technologies. Le projet de Thales prévoit une finalisation de son acquisition d’ici le troisième trimestre 2027, sous réserve de l’obtention des approbations antitrust et réglementaires. Par la suite, le groupe planifie le lancement d’une offre publique d’achat obligatoire portant sur 100 % des actions d’Exail (au prix de 134 euros par action) et des obligations Odirnane, avec une clôture de l’opération attendue au plus tard au début 2028. Le conseil d’administration d’Exail a approuvé le projet à l’unanimité.
Avec cette acquisition, Thales souhaite renforcer sa position dans le domaine de la lutte sous-marine, Exail étant spécialisé dans la lutte anti-mines dronisée et les systèmes de drones maritimes. Le groupe pourra ainsi proposer des solutions intégrées allant des composants aux systèmes autonomes, mais aussi accélérer le développement de nouvelles solutions. Il considère également l’expertise d’Exail dans les systèmes de navigation inertielle « fortement complémentaires » de ses propres solutions (gyroscope laser en anneau pour Thales, gyroscope à fibre optique pour Exail). De même, leur union permettra d’accélérer les développements dans le domaines des capteurs quantiques.
Sur le plan financier, le groupe estime par ailleurs pouvoir générer d’importantes synergies à la fois dans la R&D et dans la combinaison des plateformes commerciales et de production. Thales estime que ces synergies commerciales pourraient générer 500 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire dans les dix prochaines années et que l’optimisation de l’efficacité opérationnelle pourrait contribuer à hauteur de plus de 60 millions d’euros d’EBIT ajusté supplémentaire d’ici 2030.









