Le programme CSeries a passé plusieurs étapes au mois de juillet. Alors que la flotte de CS100 a franchi le cap symbolique des 2 000 heures de vol, le dernier exemplaire FTV5 a réalisé ses premiers vols avec passagers et ses premiers essais d’évacuation des fumées.
L’objectif de ces essais est de démontrer que le bon fonctionnement des systèmes de détection et de protection contre les fumées, ainsi que les processus d’urgence. Les systèmes doivent par exemple être capables de détecter une faible quantité de fumée en moins d’une minute. L’étanchéité des différentes soutes (qu’elles soient à bagages ou avionique) doit être vérifiée, pour s’assurer qu’une éventuelle présence de fumée ne se propage pas dans le cockpit ou en cabine.
Dans une vidéo, Eduardo Penas Espinar, spécialiste essais en vol sur les systèmes d’air, explique également que l’un des tests consiste à injecter de la fumée dans le cockpit durant sept secondes, ce qui aveugle le pilote et l’empêche de voir ses instruments. Il doit alors activer une procédure d’urgence consistant à dépressuriser l’appareil en ouvrant une valve et à descendre à une altitude de sécurité pour pouvoir faire sortir la fumée, lui rendant sa visibilité en trois minutes.
Mais juillet s’est conclu sur des essais plus détendus : les premiers vols avec passagers. Deux groupes d’une cinquantaine de personnes – dont Fred Cromer, président de Bombardier Avions commerciaux, et Rob Dewar, vice-président programme CSeries – ont pu réaliser un vol de quatre heures avec un équipage complet. L’objectif était de simuler un vol en service, avec notamment des tests sur le taux de monoxyde et de dioxyde de carbone en cabine.





