Airbus a profité du salon de Farnborough pour annoncer le lancement d’une nouvelle campagne d’essais en vol, cette fois menée dans le cadre du programme « Wing of Tomorrow », qui vise à évaluer des ailes à grande envergure pour la prochaine génération de monocouloirs.
Sur les trois prochaines années, Airbus concevra, fabriquera et testera en vol des extensions d’aile à échelle réelle sur un A321neo d’essai de l’avionneur. Ces extensions, longues de plusieurs mètres, simuleront une aile repliable en position déployée et seront fortement instrumentées afin d’analyser leur comportement en vol, notamment l’impact d’une plus grande envergure sur la maniabilité et les performances.
L’objectif est de valider des architectures d’ailes plus longues, plus fines et plus légères, considérées comme un levier clé pour améliorer l’efficacité aérodynamique et réduire la consommation de carburant. Les essais s’appuieront en amont sur la modélisation numérique et les essais en soufflerie, les données recueillies en vol devant permettre de sécuriser les choix technologiques pour les futurs programmes.
« Depuis plus de 50 ans, Airbus est à la pointe de l’innovation aéronautique, repoussant sans cesse les limites du possible pour fournir des avions plus efficaces aux générations futures. C’est pourquoi le programme Wing of Tomorrow constitue une aventure aussi passionnante que gratifiante », a annoncé Sue Partridge, responsable du programme Wing of Tomorrow chez Airbus.
Les extensions de voilure seront assemblées au Wing Technology Development Centre au Royaume-Uni et testées en vol à Toulouse. Le programme a déjà permis de produire trois démonstrateurs d’aile au sol de 17 mètres et d’explorer plus de 100 technologies industrielles.
Lancé en 2014 et soutenu à hauteur de 227 millions de livres par le Royaume-Uni, « Wing of Tomorrow » constitue l’un des principaux programmes de R&T d’Airbus. Il est complété par le démonstrateur « eXtra Performance Wing » (Airbus UpNext), qui disposera d’une voilure ultrafine inspirée du biomimétisme, avec un premier vol prévu fin 2026.
Ces deux initiatives visent à préparer les technologies qui pourraient monter à bord de la prochaine génération de monocouloirs d’Airbus pour venir succéder à l’A320neo dans la deuxième moitié de la prochaine décennie.










