L’industrie française gagne à travailler avec Boeing. Yves Galland, Président de Boeing France, a démontré le 19 janvier, lors d’une conférence de presse, que l’avionneur américain était un important partenaire des industriels français de l’aéronautique.
En 2008, les équipementiers français ont enregistré un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars grâce à lui. 2,8 milliards de dollars ont été facturés directement au constructeur et 1,2 milliards aux compagnies aériennes pour l’entretien de leur flotte de Boeing. Les bénéfices se sont également fait sentir au niveau social. 23 000 emplois ont été générés, dont la moitié directement.
Lorsque le Dreamliner aura connu une année pleine de production, la facturation devrait encore augmenter, avoisinant les 4,325 milliards de dollars. Cela représente 9,6% du chiffre d’affaires de l’industrie aéronautique française.
L’industrie française est en effet très présente sur le programme B787. Huit entreprises ont initialement été sélectionnées comme partenaires de premier rang de Boeing, un nombre qui s’est entre temps porté à quatorze. Parmi elles, on compte Labinal, Latécoère, Messier-Bugatti, Messier-Dowty, Radiall, Snecma, Thales, Zodiac ou Dassault Systems.
Yves Galland a saisi l’occasion pour faire le point sur les avancées du B787. Le Dreamliner a engrangé 851 commandes fermes, un nombre qui tient compte des quatre-vingt-quatre annulations, dont toutes sauf une sont intervenues en 2009. Après le vol inaugural du 15 décembre, les deux premiers prototypes ont cumulé une soixantaine d’heure de vol en quinze cycles. Ils ont atteint une attitude de 9 144m et une vitesse de mach 0.65 (au 17 janvier). Dans les prochaines semaines, ils devraient dépasser les 12 000m d’altitude et atteindre leur vitesse de certification de mach 0.85.
Six appareils doivent participer aux essais et devraient intégrer le programme de certification au cours du premier semestre 2010. Quant à la livraison à All Nippon Airways, elle est toujours fixée au quatrième trimestre de cette année.


