ATR, le leader mondial des avions régionaux turbopropulsés, prévoit d’apporter de nouvelles améliorations à sa série -600 au cours des prochaines années.
Son PDG, Patrick de Castelbajac a ainsi rappelé qu’une nouvelle variante du turbopropulseur PW127 de Pratt & Whitney Canada, le PW127N avait été mise en service l’année dernière. Dérivé du PW127M présent sur les appareils ATR depuis la série -500, le PW127N peut fournir une puissance accrue au décollage de 4,5%, améliorant notamment les performances lors des départs en altitude ou par temps chaud. Le nouveau moteur concerne les deux membres de la série -600.
Le poste de pilotage de la série -600, composée d’une suite avionique modulaire intégrée développée par Thales, a également vu ses capacités améliorées, notamment pour le rendre plus indépendant des systèmes de navigation implantés au sol. Le glass cockpit est désormais certifié au standard 2 qui ajoute les fonctionnalités d’approche LPV (Localizer Performance with Vertical guidance), RNP-AR 0.3/a (Required Navigation Performance with Authorization Required) et la VNAV (Vertical Navigation) couplée au pilote automatique.
Mais l’avionneur franco-italien ne va pas s’arrêter là. L’ATR 72-600 est ainsi en cours de certification pour un aménagement cabine pouvant accueillir un maximum de 78 passagers, contre 74 aujourd’hui. À noter que les premières versions du Q400 de son concurrent Bombardier ont été certifiées à 78 sièges également.

Photo © ATR
Patrick de Castelbajac a également indiqué que le système de climatisation pourrait bientôt être amélioré pour répondre à des demandes de compagnies aériennes opérant dans les pays chauds. La grande majorité des ATR de nouvelle génération ont été commandés ou sont en effet opérés par des compagnies d’Asie du Sud-est ou d’Amérique Latine.
D’autres pistes d’améliorations concernent les freins, des raffinements aérodynamiques sur le fuselage, voire une future remotorisation. « Nous l’étudions, elle aurait des avantages pour tout le monde » a-t-il ajouté, citant notamment les gains en consommation de carburant ou la réduction des coûts de maintenance.
Concernant le lancement d’un nouveau programme, comme le désormais hypothétique ATR de 90 places, « ce sera un long processus » a indiqué le patron de l’avionneur franco-italien. « Nous devons évaluer ce qui est disponible en termes de technologie, nous demander ce qui apporte le plus de valeur à nos clients ». Patrick de Castelbajac a ajouté qu’il faudra du temps pour faire les bons choix. « Nous n’avons pas la taille d’Airbus pour imposer un nouvel avion sur le marché, nous n’avons pas droit à l’erreur » a-t-il poursuivi.





