Le stage MORPHEE (MOdule de Réanimation pour Patient à Haute Elongation d’Evacuation) a notamment nécessité l’utilisation d’un mannequin pour la simulation d’un blessé en soins intensifs, blessé par balles. Une tablette détenue par le formateur, reliée par WIFI/bluetooth au mannequin, permet de faire évoluer le cas en « jouant » sur les constantes (pouls, taux d’oxygène dans le sang…) affichées et prises en compte par l’équipe d’apprenants.
« Il y a une véritable interaction possible avec les soignants, même après la programmation des informations de base, on peut suivre le scénario de près et le faire évoluer », explique le major « Jeff », formateur embarqué sur le C-135FR. « La situation évolue en fonction des gestes pratiqués par les stagiaires », continue-t-il, en précisant que l’objectif est de ne pas interrompre la simulation, « sauf si vraiment ça ne part pas dans la bonne direction ».
La mise en œuvre d’un tel mannequin est opérée par un infirmier militaire du Val de Grâce, de Lyon ou de Toulon. Il fait partie du CESimMo, le Centre d’enseignement et de simulation à la médecine opérationnelle, mis en place à l’automne 2014 et remplaçant de fait les Centres d’instruction aux techniques de réanimation de l’avant. L’objectif est de former « toutes les strates de la chaîne opérationnelle » à la prise en charge de patients dans un contexte parfois difficile. Le CESimMO répond ainsi à deux objectifs du SSA (Service de santé des armées) : la préparation à l’urgence opérationnelle et la formation initiale et continue à l’urgence.
Comme le précise le major « Jeff », « la technologie ne doit pas être une contrainte, mais une aide, afin de pouvoir prendre le recul nécessaire pour analyser la situation ». Une aide d’autant plus nécessaire dans l’environnement de travail très difficile que représente le ravitailleur.
Retrouvez la première partie du dossier consacré à la médecine aéronautique ICI, avec un reportage à bord d’un C-135FR, lors d’un exercice d’entraînement à l’utilisation du kit Morphée.








