Air Mauritius révise sa stratégie. Son président-directeur général, Andre Viljoen, a présenté un plan de réorganisation, baptisé « 10 Future-Fit Game Changer Strategies » (dix stratégies pour préparer l’avenir), qui prévoit de consolider les bases de la compagnie mais se penche également sur la question de son réseau et de ses opérations. A la suite d’un audit opérationnel et des projections réalisés par Seabury Aviation Partners, elle réévalue notamment sa commande pour trois Airbus A350-900, et envisage au contraire d’introduire jusqu’à cinq monocouloirs.
Le contrat pour ces trois A350 avait été signé avec Airbus en 2023. Après une lourde restructuration à cause de la crise sanitaire, la compagnie comptait sur eux pour profiter de la reprise des voyages long-courrier, mais la nouvelle gouvernance juge le modèle surdimensionné par rapport à ses projets actuels. Selon le calendrier initial, le premier devrait toutefois être livré d’ici la fin de l’année, les deux autres étant attendus pour 2028.
En parallèle, la compagnie a lancé un appel d’offres en vue d’acquérir jusqu’à cinq monocouloirs. Ce projet, déjà évoqué il y a quelques mois, mettrait en concurrence l’A321LR et le Boeing 737 MAX. Leur introduction accompagnera un ajustement du réseau, destiné à optimiser la rentabilité des lignes. L’un de ses ATR 72-500 pourrait également être reconfiguré pour le fret et les évacuations sanitaires vers Rodrigues.
Pour rappel, Air Mauritius exploite actuellement quatre ATR, trois A330 (un A330-200 et deux A330-900) et quatre A350-900.
Parmi les autres sujets d’attention du plan stratégique figure le contrôle des coûts, notamment de carburant. Air Mauritius compte mettre en place une « fuel war room » pour réduire sa consommation, couvrant « la planification des vols, la réduction de la masse à bord, la gestion des groupes auxiliaires de puissance et le tankering ». Elle est par ailleurs en train de revoir son service à bord.