Transavia opte à son tour pour la technologie IRIS à bord de ses Airbus. Le groupe a indiqué qu’il allait équiper l’ensemble de sa flotte A320neo/A321neo du système de communication par satellite, qui rend plus efficaces les échanges entre le cockpit et le contrôle aérien et peut permettre de suivre des itinéraires de vol plus directs.
Jusqu’à présent, ces communications passaient par la bande VHF (très haute fréquence). L’utilisation de la technologie satellitaire permet de partager plus rapidement les données de vol et de mieux adapter les itinéraires aux conditions réelles de l’espace aérien. L’adaptation des trajectoires de vol en croisière est ainsi plus efficace, permettant d’emprunter des itinéraires plus directs plus souvent, de voler à des altitudes optimales et de gérer plus efficacement la densité du trafic. En optimisant ainsi les profils de vol, une compagnie peut réduire sa consommation de carburant, donc ses coûts opérationnels et ses émissions.
IRIS a été développée dans le cadre du projet européen ESMA (European Sky Multilink ATN), s’inscrivant lui-même dans le cadre de SESAR (Single European Sky ATM Research), et valide le principe de la « multi liaison » dans les communications, qui peuvent recourir à la fois aux liaisons radio VHF et aux liaisons satellites pour s’assurer une connexion continue et haut débit avec le contrôle aérien. Outre son bénéfice environnemental, cette technologie peut également permettre d’optimiser le trafic en Europe et de réduire les retards.
Transavia indique que tous les appareils livrés depuis la fin de 2025 sont équipés de la technologie. Le groupe précise que six des A321neo de Transavia Pays-Bas en disposent et treize autres seront rétrofités dans les prochains mois pour l’intégrer. Chez Transavia France, une douzaine d’appareils peuvent déjà l’utiliser.
« Chez Transavia, nous cherchons en permanence des moyens d’organiser nos opérations de manière plus intelligente et plus efficace. Des technologies telles qu’IRIS nous aident à réduire la consommation de carburant et les émissions de CO₂, tout en contribuant à une utilisation plus efficace de l’espace aérien européen. Les expériences positives au sein de l’ESMA et les enseignements opérationnels tirés de cette expérience soutiennent la poursuite du déploiement de cette technologie chez Transavia. Il est prévu que tous les Airbus utilisent cette nouvelle technologie d’ici fin octobre », précise Marloes van Laake, directrice des opérations chez Transavia.

