Air France-KLM a enregistré des résultats solides au troisième trimestre. Comme nombre de ses concurrents, le groupe a enregistré une hausse importante de son chiffre d’affaires, de 7,6 % à 9,9 milliards d’euros. Cette hausse a été portée par une demande toujours soutenue sur le secteur international, les résultats de la montée en gamme, et une progression de 7 % de la recette unitaire.
Benjamin Smith a notamment souligné que le chiffre d’affaires des classes affaires et Première avait augmenté de 21 %, porté par le segment loisir haute contribution, et que celui de la classe premium economy avait bondi de 38 % sous l’effet de son déploiement chez KLM.
Après un premier semestre plus contrasté, le groupe a réussi à préserver sa rentabilité sur ce trimestre, avec un résultat opérationnel en hausse de 10,3 % à 1,346 milliard d’euros, et un résultat net en croissance de 22 % à 938 millions d’euros.
Point principal d’attention depuis plusieurs mois, la facture carburant s’est de nouveau alourdie. Elle a augmenté de 436 millions d’euros par rapport au troisième trimestre 2025, une augmentation qui a toutefois été totalement compensée par l’augmentation du chiffre d’affaires.
Air France-KLM estime toutefois que ce poste de dépense va peser encore plus lourd qu’il ne l’avait prévu sur ses résultats annuels pour 2026. Il devrait atteindre 9,2 milliards de dollars, contre 8,9 milliards de dollars anticipés lors ses prévisions publiées à l’issue du premier semestre, et contre 6,9 milliards de dollars en 2025. Les couvertures devraient avoir un effet favorable, permettant des économies estimées à 2 milliards de dollars.
Les perspectives se ternissent à ce niveau. A l’occasion d’une conférence de presse, Steven Zaat, le directeur financier d’Air France-KLM, a anticipé « de nombreuses augmentations à venir des prix du carburant ». Or le groupe sera davantage exposé aux fluctuations des prix du carburant dans les prochains mois, notamment en 2027 : il est couvert à 62 % au quatrième trimestre puis à 54 % pour 2027.
Le groupe reste donc prudent et a ajusté ses perspectives annuelles. La hausse des capacités restera dans la fourchette basse de ses prévisions, à 2 %, Air France-KLM préférant privilégier sa profitabilité. Le coût unitaire sera également en progression de 1%, notamment sous l’effet de la poursuite de la montée en gamme (pour moitié). Par ailleurs, KLM devra engager un nouveau volet dans sa restructuration, qui implique une baisse des effectifs et un remaniement des projets de flotte.