Brussels Airlines choisit de jouer la prudence. Après un premier semestre difficile, qui a vu se creuser ses pertes d’exploitation, la compagnie belge a décidé de renoncer à augmenter sa flotte en 2027.
Elle annonce ainsi que les deux Airbus A330-300 qu’elle avait initialement prévu d’ajouter à sa flotte long-courrier ne seraient pas intégrés. La flotte restera donc à onze exemplaires de l’appareil.
Par ailleurs, elle a décidé qu’elle n’aurait pas recours aux quatre A220-300 qu’elle loue en ce moment (jusqu’en octobre) en wet lease à airBaltic pour augmenter ses capacités sur le réseau moyen-courrier durant la prochaine saison été.
Brussels Airlines s’attend en effet à dégager une rentabilité plus faible qu’initialement prévu en 2027, en raison du contexte géopolitique et de grèves en Belgique. Sur le premier semestre de 2026, les grèves (au niveau national et du prestataire de contrôle aérien), la crise au Moyen-Orient et l’augmentation des prix du carburant qu’elle a engendrée, et l’épidémie d’ebola en Afrique de l’Est ont creusé la perte d’exploitation (à 70 millions d’euros).
Pourtant, le chiffre d’affaires a augmenté de 9,5 %, le nombre de passagers de 8,1 % (4,5 millions de passagers), tandis qu’une meilleure fiabilité opérationnelle lui avait permis de réduire ses coûts.









