easyJet consent à entrouvrir la porte à Castlelake. Après avoir rejeté une quatrième proposition d’acquisition du fonds d’investissement américain le 23 juin, le conseil d’administration de la low-cost britannique a indiqué qu’il consentait à lui donner accès à certaines informations commerciales. Il indique en effet que « Castlelake a déclaré qu’il espérait pouvoir améliorer encore sa proposition après avoir eu accès à des informations commerciales limitées ».
Il répète toutefois sa préoccupation quant à la faisabilité du projet, en raison de la structure prévue de l’actionnariat, qui doit rester composé à plus de 50 % de ressortissants européens. Castlelake propose de détenir, avec des co-investisseurs dont Brookfield Asset Management, 49 % de la compagnie, les 51 % devant revenir à des ressortissants de l’Union européenne, dont Peter Bellew et Mark Breen. Mais easyJet juge cette proposition trop opaque et demande des garanties.
Afin que le fonds d’investissement puisse travailler sereinement à une nouvelle proposition, avec les nouvelles données dont il disposera, easyJet a demandé et obtenu que le délai imposé par la loi britannique pour que Castlelake formule une proposition contraignante ou renonce officiellement à son projet d’acquisition soit prolongé de neuf jours. La date-butoir est donc désormais fixée au 5 juillet.
La dernière offre proposait d’acquérir 100 % de la compagnie au prix de 6,5 livres sterling par action, ce qui « continue de sous-évaluer la société et ses perspectives », selon easyJet. Elle espère qu’avec l’accès à ses informations, Castlelake sera en mesure de formuler « une proposition plus attractive, reflétant mieux la valeur d’easyJet, ses perspectives d’avenir et les intérêts des actionnaires ».









