Les actifs de VoltAero seront sauvés. Aura Aero a annoncé le 23 juin qu’elle les avait rachetés avant que le tribunal de commerce de La Rochelle prononce la liquidation de la start-up française, se dotant de son expertise dans les architectures hybrides-électriques et le développement expérimental aéronautique.
Fondée en 2017 par Jean Botti, ancien directeur de l’innovation d’Airbus, VoltAero était une société pionnière dans les architectures de propulsion électriques et hybrides-électriques. Elle comptait développer une famille d’avions hybrides-électriques, la famille Cassio, et faisait voler un démonstrateur depuis 2019 (le Cassio S). Celui-ci a réalisé plus de 270 vols, et parcouru environ 25 000 kilomètres dans des conditions d’exploitation variées. Cependant, la défaillance d’un partenaire industriel clef en 2025 a entraîné son placement en redressement judiciaire en octobre dernier.
Avec les actifs et la maturité technologique atteinte par VoltAero, Aura Aero se dote des moyens d’accélérer sur ses propres développements électriques et hybrides-électriques, à savoir les programmes Integral, ERA (avion régional de 19 places) et Enbata (drone). Elle a ainsi racheté le démonstrateur, les brevets, les compétences d’ingénierie, les moyens de prototypage et une partie des équipes.
Elle reprend également le site de Rochefort, qui a un accès direct à la piste de l’aéroport, couvre 2 400 m2 et est dédié à l’assemblage, à l’ingénierie, aux essais et aux activités industrielles. Aura Aero dispose ainsi d’une nouvelle base opérationnelle.
« Reprendre les actifs de VoltAero, et en particulier le Cassio S, c’est intégrer des années d’essais, de données et d’expérience sur la propulsion hybride-électrique. Cette opération est un accélérateur industriel, technologique et humain. Elle renforce nos équipes, élargit nos capacités et confirme notre ambition : bâtir en France l’un des leaders mondiaux de l’aviation de demain », déclare Jérémy Caussade, Président et cofondateur d’Aura Aero, qui insiste sur ce choix qui est non seulement un renforcement industriel majeur mais également une question de souveraineté.









