• SE CONNECTER
S'ABONNER
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
 

Le Journal de l'Aviation » Industrie aéronautique » Quelles conséquences pour les compagnies aériennes si le siège du milieu doit être laissé vacant ?

Quelles conséquences pour les compagnies aériennes si le siège du milieu doit être laissé vacant ?

Emilie Drab Emilie Drab
7 mai 2020
dans Transport aérien
Un équipage d'Air France distribue des masques et du gel hydroalcoolique à l'embarquement

Un équipage d'Air France distribue des masques et du gel hydroalcoolique à l'embarquement

Elles le répètent depuis plusieurs semaines : les compagnies aériennes ne sont pas favorables à pérenniser cette mesure qui consiste à laisser le siège du milieu vacant. L’IATA vient d’expliquer pourquoi plus en détail. Car si l’association a déjà tiré la sonnette d’alarme à l’encontre de cette idée en indiquant que cela pourrait aboutir à une hausse de 50% des tarifs des billets, elle s’appuie désormais sur des études plus précises pour mesurer son impact économique selon les régions et la limite de son efficacité sur le plan sanitaire.

Brian Pearce explique que, lors des précédentes crises, il avait suffi de baisser les prix des billets pendant quelques temps pour stimuler la reprise de la demande. Dans le cas de la crise liée à la pandémie de covid-19, cette recette peut en théorie être applicable car la demande risque d’être toujours très faible lorsque les frontières rouvriront, la surcapacité extrême et les prix du pétrole très bas (le baril de carburant d’aviation avoisine les 21 dollars). Un élément diffère toutefois : le risque d’une forte hausse des coûts unitaires avec les mesures de distanciation sociale et le renforcement des opérations de nettoyage qui aura un impact sur l’efficacité des opérations.

Dans ce contexte, l’IATA s’inquiète de la tendance actuelle de laisser le siège du milieu vacant sur les appareils qui volent pour protéger les passagers. Facile à mettre en place et peu gênante dans un contexte où la demande est quasi-inexistante, elle présente des risques immenses pour la viabilité des compagnies aériennes sur le long terme. En effet, elle les condamne à se contenter d’un coefficient de remplissage maximal de 62% en moyenne – 67% sur monocouloir, 60% sur gros-porteur et 50% sur les jets régionaux et les biturbopropulseurs. Or, si l’on prend l’exemple du monocouloir, les opérations étaient tout juste à l’équilibre avec un remplissage de 75% à 81% (selon les régions) avant la crise.

La conséquence est donc une augmentation des coûts au siège : de 50% sur monocouloir, de 67% sur gros-porteur et doublé sur les avions régionaux. Pour rattraper le manque à gagner et rester à l’équilibre, le prix des billets devrait donc augmenter. En partant d’un remplissage de 85% sur une capacité réduite de 62% (soit un remplissage de 53% par rapport au début de l’année), l’IATA estime que cette cette augmentation des tarifs devrait se situer entre 43% (en Amérique du Nord et en Afrique – Moyen-Orient) et 54% (en Asie). Pour l’Europe, elle serait de 49%.

« Est-ce une mesure nécessaire lorsqu’on considère les dommages qu’elle cause et la faiblesse des améliorations qu’elle apporte en termes de sécurité ? », demande Alexandre de Juniac

En plus de ne pas être viable économiquement et de mettre en péril des décennies de démocratisation du transport aérien, la mesure n’apporterait aucune amélioration en matière de sécurité selon l’IATA. Les premières études conduites par l’association auprès de quelques unes de ses membres montrent que les risques de transmission à bord sont faibles. Trois suspicions de transmission du covid-19 d’un passager à un PNC ont été détectées, quatre de pilote à pilote (le moment de transmission n’ayant pas été établi) et aucun cas n’a été relevé de passager à passager. La cabine d’un avion ne serait donc pas un foyer d’infection.

David Powell, médecin conseil, explique que les caractéristiques du voyage en avion jouent. En cabine, les face-à-face sont limités, les dossiers des sièges offrent une isolation des rangées les unes par rapport aux autres et les passagers se croisent peu. Ceux-ci évitent par ailleurs en général de voyager lorsqu’ils sont malades, évitent les contacts tactiles et respectent généralement les gestes barrière à bord, y compris hors contexte de pandémie. Enfin, la gestion de l’air en cabine est telle que l’air circule très peu d’avant en arrière, ne reste pas non plus stagnant et est très régulièrement changé et filtré, dans la majorité des cas par des filtres HEPA (sauf dans les appareils de très ancienne génération et certaines catégories de turbopropulseurs).

La réduction des risques sanitaires peut donc simplement passer par la prise de température avant l’embarquement, l’utilisation des services sans contact (à l’enregistrement et la dépose bagage), les gestes barrière et le port du masque. Autant de mesures que l’IATA encourage, aux côtés d’une limitation des déplacements en cabine, d’un nettoyage des cabines plus fréquent et de procédures simplifiées de catering.

L’association reconnaît elle-même que les données sur la transmission en cabine sont encore limitées mais espère qu’elle sera entendue, malgré le parti pris dont elle pourrait être soupçonnée. En France, les sénateurs de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable avaient montré leur conscience que la mesure du siège vacant était dangereuse pour la santé des compagnies mais ont demandé à ce que l’efficacité du traitement de l’air par les filtres HEPA soit scientifiquement démontrée.

LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE

L'essentiel de l'actualité aéronautique directement dans votre messagerie.

Désabonnement à tout moment grâce au lien de désinscription en bas des e-mails. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Merci de vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire de messages indésirables pour confirmer votre inscription à nos newsletters.

À lire également

© AirAsia

AirAsia va restaurer ses capacités d’ici le mois d’août

23 juin 2026

Le groupe AirAsia a annoncé que la stabilisation de la situation au Moyen-Orient et le...

© Ethiopian Airlines

Ethiopian Airlines reçoit son premier DHC-6-300G

23 juin 2026

Ethiopian Airlines a célébré la livraison de son premier DHC-6-300G. L’appareil de de Havilland Canada,...

© Asiana Airlines

Asiana Airlines quittera Star Alliance en décembre

23 juin 2026

A la perspective de la fusion de Korean Air et Asiana Airlines, qui doit être...

© easyJet

easyJet rejette les offres de rachat de Castlelake

22 juin 2026

La tentative de rachat d’easyJet par Castlelake débarque sur la place publique. Ne souhaitant pas...

La classe affaires de l'A350-1000ULR de Qantas pour le projet Sunrise. © Qantas

Qantas dévoile un peu plus la cabine de ses futurs vols Sunrise

22 juin 2026

Le profil des vols du projet Sunrise étant d’une longueur inédite, la cabine se devait...

L'actualité aéronautique en continu

Aura Aero reprend les actifs de VoltAero

23 juin 2026

L’EDITO. L’équivalent chinois de l’A319 entre en piste

23 juin 2026

AirAsia va restaurer ses capacités d’ici le mois d’août

23 juin 2026

Ethiopian Airlines reçoit son premier DHC-6-300G

23 juin 2026

Air Force One : L3Harris en dit plus sur le VC-25B Bridge

23 juin 2026

La sélection de la rédaction

Photo Copyright Airbus

Le premier gros coup de semonce du patron d’Airbus à destination du monde politique français

16 juin 2026
Copyright Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

Airbus lance la seconde ligne d’assemblage final de la famille A320neo à Toulouse, en préparation de la cadence 75

16 juin 2026
© Fraport

Révision des droits des passagers européens : un accord politique loin de faire l’unanimité

16 juin 2026
© Groupe CMA CGM

CMA CGM investit la maintenance aéronautique avec Crystal Aero Solutions

15 juin 2026
Photo Copyright Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

L’EDITO. La France et l’Allemagne enterrent le SCAF, l’avion de combat de 6e génération qui devait succéder aux Rafale et Eurofighter

9 juin 2026
  • Qui sommes-nous ?
  • Nous contacter
  • Partenaires
  • Mentions légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • Cookies

Copyright © 2025 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.

ESPACE ABONNÉ

Connectez-vous pour avoir accès à tous les articles payants du Journal de l'Aviation.

Mot de passe oublié ?

Mot de passe oublié

Veuillez saisir votre identifiant ou adresse e-mail. Vous recevrez un lien par e-mail pour créer un nouveau mot de passe.

SE CONNECTER
Le Journal de l'Aviation se soucie de votre vie privée
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Gérer les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
Voir tous les résultats
  • SE CONNECTER
S'ABONNER
  • Toute l’actualité aéronautique
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense & Espace
  • Emploi & Formation
  • Décarbonation de l’aviation
  • Les Éditos
  • Les Focus
  • Les Interviews
  • Les Reportages
  • Les Podcasts
  • Le Prix des Femmes de l’Aéro & du Spatial

Copyright © 2025 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.