Zodiac Aersopace continue de payer pour les retards dans la livraison des sièges. Alors que l’ensemble des activités a connu une croissance et que le chiffre d’affaires a gagné 16,3% (4,9% à périmètre et change constants) pour atteindre 2,3 milliards d’euros au premier semestre, l’activité Sièges a provoqué un recul du résultat opérationnel de 32,4% à 177,7 millions d’euros.
Cette branche a réalisé un chiffre d’affaires en hausse de 19,2% à 622,2 millions d’euros sur la période, grâce aux efforts en cours pour rattraper le retard dans la production de fauteuils d’avion. Ces efforts engendrent toutefois un surcoût de production qui a lourdement pesé sur le résultat opérationnel l’activité Aircraft Interiors qui perd 83%, passant de 134,4 millions d’euros au premier semestre 2013-2014 à 22,6 millions d’euros cette année.
« Aujourd’hui, les difficultés que traversent nos activités Sièges impactent nos résultats financiers. Toutes nos équipes sont mobilisées pour mettre en oeuvre notre plan industriel qui vise à un retour rapide à des livraisons à l’heure d’ici la fin de l’exercice [clôturé en août 2015, ndlr], et une transformation de nos processus » a déclaré Olivier Zarrouati, Président du Directoire de Zodiac Aerospace.
Un rétablissement de situation qu’attendent les donneurs d’ordre avec impatience, comme l’a fait comprendre Fabrice Brégier la semaine dernière. Précisant que Zodiac Aerospace n’était pas une exception, il a déclaré que « les fournisseurs d’équipements de cabine feraient bien d’avoir un niveau de maturité industrielle équivalent à ceux des fournisseurs d’avions. Ce sont maintenant des grands industriels, pas des petites PME. Ils doivent mettre en place les dispositifs pour tenir leurs engagements. Cela devient inacceptable. »
Tout en travaillant à atteindre cette maturité industrielle que le président d’Airbus réclame, Zodiac Aerospace s’attend à voir son chiffre d’affaires augmenter grâce à la parité euro/dollar et la poursuite du rattrapage des retards. Le résultat opérationnel devrait quant à lui être proche de celui de l’année dernière.


