Figeac Aero a l’avenir devant lui. Le sous-traitant aéronautique devrait publier un chiffre d’affaires de 206 millions d’euros pour l’année 2014-2015 (clôturée en mars 2015), en croissance de 25% par rapport à l’année précédente. Fort de son succès, il compte donc poursuivre sa stratégie, afin d’atteindre ses objectifs : réaliser un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros en 2018 (revu à la hausse par rapport aux précédentes prévisions qui tablaient sur 410 millions d’euros) et une marge opérationnelle comprise entre 23 et 25%. Avec une ambition : devenir le leader européen de son secteur.
Une usine automatisée dédiée au LEAP
Plusieurs projets sont en cours, notamment l’établissement d’une usine du futur de 7 500m² consacrée à la production de pièces pour le moteur LEAP de Snecma et GE. La construction est en cours et verra l’ouverture l’année prochaine de « l’une des usines les plus automatisées de l’industrie », indique Jean-Claude Maillard, le PDG de Figeac Aéro. Des robots prendront en charge les différents stades de la production des carters intermédiaires du moteur : « le carter entre, il est ébavuré, poli, lavé et contrôlé. »
Si la construction de ces installations représente un investissement de 35 millions d’euros, « le LEAP mérite largement une usine dédiée. » Le contrat LEAP représente en effet 500 millions d’euros de chiffre d’affaires pour Figeac Aéro sur dix ans, mais la durée vie du programme sera bien supérieure.
Dix viroles de carter intermédiaires ont déjà été livrées depuis la signature du contrat, « fabriquées avec des moyens historiques. »
L’A350 va doubler le chiffre d’affaires
Grâce à ses différentes missions sur A350, Figeac Aéro réalise un chiffre d’affaires de 1,3 million d’euros par avion. Avec la montée en cadence très rapide prévue par Airbus (de 2,5 appareils par mois aujourd’hui à dix en 2018), « l’A350 va presque doubler le chiffre d’affaires de Figeac. »
Vers une diversification des activités
L’installation de Figeac Aéro à Wichita lui a permis d’être présent sur le plus grand marché du monde et de pouvoir produire en zone dollar – « aujourd’hui, 65% du chiffre d’affaires est réalisé en dollars, ce sera 80% à l’horizon 2018. Pour le moment, la parité nous arrange mais cela ne va pas durer. » Mais l’acquisition a également été l’occasion de mettre la main sur « l’un des plus grands ateliers de traitement de surface, l’un des trois les mieux équipés des Etats-Unis. » Or, « c’est une activité que je veux intégrer en interne », indique Jean-Claude Maillard. En effet, aujourd’hui, Figeac Aéro sous-traite le traitement de surface pour 8 millions d’euros de chiffre d’affaires, un montant qui devrait atteindre 20 millions en 2018.
Le travail pour devenir leader européen de la sous-traitance passera également par de la croissance externe, « notamment par l’acquisition de petites activités à 20 ou 25 millions de chiffre d’affaires. » Figeac Aéro a par exemple en vue un tôlier, pour élargir sa gamme, acquérir un nouveau savoir-faire, voire le transférer dans une filiale low-cost.


