Alors que la FAA a publié sa directive de navigabilité (AD) entérinant la solution proposée par Boeing pour le système de batterie du 787 et autorisant la remise en service de l’appareil, les différents opérateurs de l’appareil se préparent à reprendre leurs opérations en Dreamliner.
Ethiopian Airlines a été la première compagnie au monde à reprendre les vols commerciaux en 787 le 27 avril. L’appareil a réalisé un vol d’une durée de deux heures entre Addis Abeba et Nairobi, avec le vice-président marketing de Boeing, Randy Tinseth, à son bord. Ethiopian Airlines a à ce jour pris livraison de quatre exemplaires de l’appareil.
All Nippon Airways, première opératrice du 787 et compagnie en ayant la flotte la plus importante (dix-sept appareils), est quant à elle moins pressée. Elle a réalisé un vol d’essai avec le nouveau système de batterie le 28 avril, avec à son bord le président de la compagnie Shinichiro Ito et le président de Boeing Commercial Aircraft Ray Conner. Le vol a duré deux heures et s’est déroulé sans incident. Elle envisage de réaliser 230 vols d’essai d’ici la fin du mois de mai avant de remettre ses Dreamliner en service pour des vols commerciaux le 1er juin.
Japan Airlines va s’inscrire dans la même démarche que sa concurrente. Elle compte en effet réaliser plusieurs vols d’essais à partir du début du mois de mai, pour un retour au service commercial de ses sept 787 au mois de juin.
Qatar Airways envisage pour sa part de remettre son premier appareil (sur cinq) en service le 2 mai sur la liaison Doha – Dubaï. Elle devrait être suivie par Air India, qui a reçu six 787, à la mi-mai. United Airlines va progressivement remettre ses six Dreamliner en service sur son réseau domestique à partir du 31 mai et les placera sur le long-courrier le 10 juin, sur les lignes Denver – Tokyo et Houston – Londres.
Enfin, les trois 787 de LAN devraient être opérationnels à partir du 1er juin sur la ligne Santiago du Chili – Lima – Los Angeles. LOT sera la dernière à reprendre ses opérations en Dreamliner, le 5 juin, pour desservir Chicago – où l’un de ses deux appareils est bloqué depuis la suspension des vols de la flotte le 16 janvier.









