Bombardier a publié ses résultats annuels le 21 février. Ils font état d’une baisse de 8,2% de son chiffre d’affaires à 16,8 milliards de dollars et de 20% de son bénéfice net à 692 millions de dollars. Mais Pierre Beaudoin, le Président de l’avionneur canadien, a tenu à rassurer : « Nos résultats de 2012 ne sont pas représentatifs de notre potentiel. » Le carnet de commandes, qui a atteint un niveau record, est le témoin selon lui que les prochaines années sont prometteuses.
En ce qui concerne Bombardier Aéronautique, le chiffre d’affaires est resté stable à 8,6 milliards de dollars mais le résultat opérationnel hors éléments extraordinaires s’est rétracté de 24% à 382 millions de dollars. Les livraisons d’appareils ont en effet été moins nombreuses qu’en 2011 : 233 contre 245.
En revanche, les prises de commandes ont explosé, passant de 54 à 138 appareils commerciaux et de 191 à 343 avions d’affaires. Le carnet de commandes a ainsi atteint une valeur record de 32,9 milliards de dollars. D’où l’assertion de Pierre Beaudoin : « Après avoir fait preuve de résilience tout au long de la crise économique, Bombardier est aujourd’hui à un tournant. »
En 2013, le nombre de livraisons devrait ainsi augmenter de 179 à 190 avions d’affaires et de 50 à 55 appareils commerciaux. Quant à la marge opérationnelle, Bombardier espère la maintenir à 6%.
L’avionneur a également souligné qu’il avait atteint le point culminant pour ses coûts de développement. Le programme CSeries progresse : le premier appareil d’essai en vol (FTV1) est à un stage avancé d’assemblage et ses moteurs (PW1500 de Pratt & Whitney) ont été certifiés par Transports Canada. Il devrait réaliser son vol inaugural à la fin du mois de juin. Le CS100 doit entrer en service à l’été 2014 et le CS300 à la fin 2014.









