Les performances du groupe Lufthansa vont faire des envieux. Le groupe allemand a publié ses résultats sur les neuf premiers mois de l’année le 29 octobre. Il en ressort que Lufthansa a déjà atteint son objectif annuel de résultat opérationnel à 1,5 milliard d’euros et que le résultat net a été triplé, atteignant 1,75 milliard d’euros – quand celui d’Air France-KLM est négatif de 158 millions d’euros.
Carsten Spohr, le président du groupe, s’est félicité que Lufthansa soit « en bonne voie pour améliorer significativement ses résultats annuels. » Aidé par la forte baisse des prix du carburant, le groupe a également connu un très bel été avec une demande en forte hausse et des taux de remplissage améliorés grâce à une maîtrise stricte des capacités (le groupe exploite 25 appareils de moins qu’en 2012). En ce qui concerne Germanwings, elle « a non seulement atteint l’équilibre mais aussi largement dépassé ses objectifs. »
Mais si Lufthansa a profité des mêmes développements positifs qu’Air France-KLM cet été, il vit également sous les mêmes menaces. La pression sur la recette unitaire ne faiblit pas : si elle a augmenté de 2,8% depuis le début de l’année, cette croissance est exclusivement due à la faiblesse de l’euro, explique Carsten Spohr, et aurait sans cela perdu 3,3%. Par ailleurs, en excluant les effets de change et de pétrole, les coûts unitaires continuent d’augmenter. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette tendance », conclut la directrice des finances Simone Menne.
« Nous ne pouvons pas nous attendre à voler trop longtemps avec ce vent arrière que sont les prix réduits du pétrole », renchérit Carsten Spohr. Les mesures de réduction des coûts vont donc se poursuivre : « nous avons déjà identifié des économies de l’ordre d’un milliard d’euros pour 2016. »









