Officiant sur le marché de l’Atlantique Nord, écrasé par les trois grandes alliances de compagnies aériennes, Icelandair est une compagnie plutôt discrète. Cela ne l’empêche pas de se développer à un rythme soutenu. Et si ses opérations ont eu un profil assez stable ces dernières années, elles s’apprêtent à évoluer. Arnaldur Olafsson, le directeur des Ventes en France, revient sur les transformations qui attendent la compagnie islandaise dès l’année prochaine.
Vous avez annoncé plusieurs nouvelles liaisons et des augmentations de fréquences, qui concernent notamment la francophonie. Pourquoi un tel développement ?
C’est une tendance que nous suivons depuis 2009 : nous avons eu une croissance de 15% depuis 2009, ce qui représente presque trois nouvelles destinations par an. La compagnie marche très bien, on suit le bon chemin.
En 2016, nous allons lancer Montréal [ainsi que Chicago et Aberdeen, ndlr]. Quand nous ouvrons une nouvelle destination, nous étudions la demande entre l’Islande et le marché américain, et entre l’Europe, l’Islande et la destination en Amérique du Nord. Là on a vu qu’il y avait une demande non seulement entre Paris et Montréal mais aussi de toutes les destinations européennes pour connecter vers Montréal.
Nous allons également passer à l’année sur Bruxelles et renforcer les fréquences sur Paris parce que nous avons vu qu’il y a une demande. Si nous ne la satisfaisons pas, nous laissons la place à la concurrence. Nous allons aussi augmenter la fréquence à quatre vols par semaine au lieu de deux sur Genève – qui nous permet de toucher tout le bassin Rhône-Alpes – et élargir la saison de mai à octobre.
Comment avez-vous fait pour soutenir cette croissance, sans augmenter la flotte ?
Mais nous allons l’augmenter ! Jusqu’à présent, nous travaillions surtout à une meilleure utilisation des avions. Nous n’avons aujourd’hui que des Boeing 757, vingt-quatre 757-200 et un 757-300. Mais l’année prochaine, on va avoir deux 767-300ER. On va les mettre sur London Heathrow et Amsterdam [ainsi que New York JFK, ndlr]. Et ce sont des avions que nous pourrons utiliser à Paris si besoin.
Nous avons décidé de passer au 767 parce que nous sommes limités en slots dans certains aéroports, par exemple à Heathrow. Nous ne pouvons pas avoir plus de slots pour avoir plus de capacité. Le seul moyen pour apporter de la capacité, c’est d’avoir des appareils plus grands. Dans les 757, nous avons 183 places mais, dans les 767, nous passons à 262 places.
En 2018, nous avons aussi prévu d’intégrer des 737 MAX 8 et MAX 9. Ce sont des appareils qui ont moins de sièges mais ils vont nous permettre de garder ouvertes des destinations où il y a moins de demande en hiver, de les garder ouvertes toute l’année. Ils remplaceront les 757 sur certaines destinations mais pas tous. On continue avec les 757, même si petit à petit ils vont partir, remplacés partiellement avec les 737 et aussi les 767. La flotte est en train d’évoluer.
Icelandair a choisi les sièges d’Avio Interiors pour équiper les 767. Quelle configuration cabine avez-vous choisie ?
La configuration cabine n’est pas encore déterminée. Mais par exemple, dans le 757, nous avons une classe économique et une classe affaires qui sont modifiables. Nous pouvons faire évoluer le nombre de sièges en Economy et en Economy Comfort en fonction de la demande. Nous avons le même siège sur l’Economy et l’Economy Comfort, la seule différence c’est qu’il y a plus d’espace pour les jambes en Comfort et que le siège du milieu est neutralisé. Il y a aussi plus de services inclus. Et si la demande est forte en Economy et moins en affaires, il arrive que des gens de l’Economy Comfort soient assis sur les sièges business. Ce sera sûrement pareil sur le 767.









