Rémi Jouty, le directeur du BEA, a annoncé qu’une première lecture du CVR avait pu être réalisée. « J’ai une bonne nouvelle : nous avons réussi à extraire des données utilisables. » Cependant, aucune information plus précise n’a pu être communiquée par le bureau d’enquête.
Celui-ci est revenu sur les circonstances de l’accident, retracées d’après les données radar. A 10h30, l’A320 de la compagnie allemande a atteint son altitude de croisière. C’est également à cette heure qu’a été enregistré le dernier message de l’équipage au contrôle. A 10h31, la descente a débuté. Elle a duré jusqu’à 10h40, heure de la dernière position radar enregistrée, alors que l’appareil se trouvait à une altitude de 6 175 pieds, proche de celle du site de l’accident. Durant toute la descente (dont le taux était de 3 000 à 3 500 pieds/minute avec quelques fluctuations), l’équipage « n’a répondu à aucune des tentatives de contact des contrôleurs. »
Le CVR a été retrouvé vers 17h le 24 mars et acheminé vers le BEA, qui l’a reçu à 9h45 le 25. « Les travaux d’exploitation ont commencé dès l’arrivée. » « Un fichier de données audio utilisables correspondant au vol » a pu être lu une première fois mais « il est trop tôt pour en tirer la moindre conclusion. »
La priorité est désormais de retrouver l’enregistreur de données. Rémi Jouty a refusé de confirmer les rumeurs disant qu’il aurait été repéré, alors même que le président François Hollande l’a annoncé. « Je ne confirme pas cette information, nous n’avons aucun élément sur la boîte. »
Il s’est également « refusé à construire un scénario sur une dépressurisation standard. »









