Le succès insolent de Norwegian devait s’interrompre. La compagnie norvégienne a publié sa première perte nette en 2014, après sept ans consécutifs de croissance et de profits.
Norwegian a pourtant enregistré une augmentation de 25% de son chiffre d’affaires. Avec une hausse de 35% de ses capacités, elle a vu son coefficient de remplissage augmenter de trois points à 81%. Quant au nombre de passagers qui ont emprunté ses lignes, il a atteint 24 millions (+16%).
Cependant, la conjoncture a beaucoup joué sur la rentabilité des opérations. L’impact des couvertures carburant acquises pour 2015 et la faiblesse de la couronne norvégienne avoisine les 80 millions d’euros. A cela s’ajoutent les retards de vol et les compensations liées (30,6 millions d’euros), l’absence d’obtention d’une licence américaine pour les opérations de la filiale irlandaise (13,5 millions d’euros) et la grève des pilotes en mai (11,6 millions).
« On ne peut pas nier que 2014 a été une année médiocre pour Norwegian. Mais en même temps, nous voyons des tendances positives se dessiner début 2015 », explique Bjorn Kjos, le CEO de la low-cost. La demande est bonne et la compagnie commence déjà à ressentir les effets de la baisse du prix du carburant.
Elle estime toutefois qu’elle va devoir continuer à s’attacher à réduire ses coûts opérationnels – elle compte maintenir ses coûts unitaires autour de 4,6 centimes d’euro. Pour cela, elle va introduire dix 737-800 cette année et un 787 au premier semestre. Mais elle est également prête à envisager un ajustement de ses capacités en fonction de l’évolution du marché.









