« Nous avons été obligés de répondre », annonce Dimitri Medvedev. Le Premier ministre russe a ainsi justifié les sanctions économiques annoncées le 7 août à l’encontre de l’Europe et des États-Unis. Celles-ci n’ont pas touché uniquement l’industrie agro-alimentaire mais aussi le transport aérien puisque la Russie a décidé d’interdire aux compagnies ukrainiennes le survol de son territoire.
« Le gouvernement a déjà pris une décision spécifique », a souligné le Premier ministre. Les compagnies ukrainiennes n’ont plus le droit de réaliser des vols au-dessus de la Russie pour rejoindre l’Azerbaïdjan, la Géorgie, l’Arménie et la Turquie.
Par ailleurs, la Russie « envisage une série de réponses » plus larges, « très dures », qui toucheraient l’Europe mais aussi les États-Unis. Dimitri Medvedev a ainsi confirmé que le pays réfléchissait à la possibilité de bannir les compagnies européennes et américaines de l’espace aérien russe pour se rendre en Asie Pacifique.
Il étudie également la possibilité de modifier les points d’entrée et de sortie de l’espace aérien russe pour les vols européens réguliers et charters. Le Premier ministre explique que cela augmenterait les coûts donc les tarifs des compagnies.
Par ailleurs, la Russie est prête à revoir les routes transsibériennes et à dénoncer les principes de modernisation du système actuel, sur lesquels un accord avait été conclu avec l’Europe. Cette mesure pourrait s’accompagner d’une suspension des négociations avec les États-Unis sur l’utilisation de ces routes par les compagnies américaines.
« Je voudrais insister sur le fait que toutes ces mesures ne sont pas encore mises en œuvre mais pourront l’être séparément ou ensemble. Leur conséquence sera que les dépenses des compagnies occidentales augmenteront de façon importante. »







