Le BEA a organisé une conférence de presse le 7 août pour communiquer les premiers éléments découverts au sujet de l’accident du MD-83 de Swiftair opéré pour Air Algérie le 24 juillet. Les enquêteurs ont pu retracer la trajectoire de l’appareil grâce aux informations du FDR (Flight Data Recorder) mais les enregistrements du CVR (Cockpit Voice Recorder) « se révèlent à ce jour inexploitables », indique Rémi Jouty.
Le directeur du BEA explique en effet que le CVR a « été assez endommagé par l’impact et les conséquences de l’accident. » La bande magnétique qu’il contenait a pu être extraite et remise en état (elle était rompue ou froissée par endroits) mais elle ne peut pas être lue. Le dysfonctionnement pourrait ne pas être lié à l’accident.
Les données du FDR indiquent que l’appareil a réalisé « une montée et un début de croisière normal, avec des changements de route modérés, typiques d’une stratégie d’évitement des développements orageux », indique le rapport. Il s’est établi en croisière au niveau de vol 310 et à une vitesse de 280 nœuds à 1h37. Environ deux minutes plus tard, l’appareil a commencé à perdre de la vitesse puis il s’est mis « progressivement à descendre et la vitesse [a continué] de diminuer jusqu’à 160 noeuds environ. » C’est alors que l’appareil est parti en vrille à gauche et a perdu rapidement de l’altitude ; la chute a duré deux minutes avant que l’avion ne percute le sol. Le dernier point d’enregistrement, à 1h47min15sec correspond à une altitude de 1600 pieds, une vitesse de 380 noeuds « et une vitesse de descente extrêmement importante. »
Une trajectoire qui conduit à penser que l’avion ne s’est pas désintégré en vol, souligne Rémi Jouty, une thèse déjà étayée par la taille réduite de la zone dans laquelle les débris ont été retrouvés (300mx300m).
Un rapport d’étape doit être publié au milieu du mois de septembre par le président de la commission d’enquête de la République du Mali.









