La Chine et Taïwan ont fait leur premier pas vers la détente. Les deux parties se sont rencontrées à Pékin ces derniers jours dans le but de reprendre leurs relations et ont conclu leur premier accord le 13 juin à 9h : les vols directs au-dessus du détroit de Taïwan vont être autorisés. Mais comme soixante ans d’hostilité ne se balaient pas si facilement, cette relaxe ne concerne que les vols charters du week-end.
Cependant, le pas est de taille. Toute forme de transport direct entre la Chine et Taïwan est interdite depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Les seuls vols directs autorisés entre les deux pays sont des vols charters spéciaux organisés lors de certaines vacances pour que les travailleurs retournent dans leur famille. Par conséquent, les voyageurs étaient obligés de passer par Hong-Kong ou Macao lorsqu’ils voulaient traverser le détroit de Taïwan.
Il s’agit cette fois de favoriser le tourisme entre la Chine continentale et l’île. L’accord prendra effet la semaine prochaine et autorisera trente-six vols charters directs chaque week-end, du vendredi au lundi. Ils relieront huit aéroports taïwanais à Pékin, Shanghai, Canton, Xiamen et Nankin. Le premier d’entre eux devrait avoir lieu le 4 juillet et le premier groupe de touristes chinois devrait pouvoir débarquer à Taïwan le 18 juillet. Leur nombre est pour le moment limité à trois mille par jour, mais il pourrait être revu selon la demande. Les touristes chinois à Taïwan ne pourront arriver que par groupes de dix à quarante maximum et rester jusqu’à dix jours.
L’accord prévoit également l’ouverture de bureaux de compagnies aériennes et d’agences de voyage taïwanaises en Chine et inversement. Enfin, les deux pays se sont engagés à simplifier les formalités d’entrée et de sortie de leur territoire.








