Le programme de vols d’Air Madagascar va pouvoir reprendre son cours. La compagnie malgache a trouvé un second Boeing 767-300ER (Extended Range). Il a été acquis en leasing auprès de GECAS le 29 mai et effectuera son vol inaugural entre Paris et Antananarivo le 22 juin.
Cet appareil est une délivrance pour la compagnie. Air Madagascar a en effet dû rendre l’un de ses 767 à son loueur le 1er mars, alors qu’elle ne s’y attendait pas vraiment. Depuis, elle avait dû réduire son programme de vols long-courriers, en supprimant notamment une rotation hebdomadaire (sur trois) entre les capitales malgache et française. Celle-ci a été remplacée par un vol en partenariat avec Corsair.
Le nouveau B767-300ER est actuellement à Shannon, où il vient de passer un C-check et où il est peint aux couleurs de la compagnie. Le 22 juin, il rejoindra Paris CDG et c’est de là que partira, à 11h, le vol inaugural pour Antananarivo.
Alors, Air Madagascar reprendra son programme initial sur Paris. Elle offrira donc à partir du 22 juin trois vols hebdomadaires vers Madagascar, plus celui en partenariat avec Corsair. Puis, au retour de la basse saison, celui-ci sera abandonné et elle proposera trois vols hebdomadaires, qu’elle réalisera elle-même. Ils repasseront à quatre à la haute saison.
A côté de ces déboires, Air Madagascar se porte bien. Son résultat d’exploitation devrait être légèrement négatif mais les comptes de 2007 seront finalement positifs grâce à l’effet de change. La compagnie est plutôt satisfaite car elle subit de plein fouet l’augmentation des prix du pétrole, qui sont de plus particulièrement élevés à Madagascar du fait de la difficulté d’acheminer le carburant sur l’île.
Si Air Madagascar n’envisage pas de développer davantage ses liaisons entre Antananarivo et la France (Paris et Marseille), elle regarde vers l’Asie. Son vol bihebdomadaire Antananarivo – Gillot – Bangkok fonctionne très bien et elle envisage d’y ajouter une nouvelle extension jusqu’à Canton. Le B767-300ER qui réalise aujourd’hui la liaison aurait en effet le temps d’effectuer ce tronçon supplémentaire plutôt que de passer une journée à Bangkok.










