Son site a été choisi. Le troisième aéroport de Rome se situera à Viterbe, à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale italienne. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Transports italien Alessandro Bianchi le 26 novembre. Rome est aujourd’hui desservie par deux plateformes : Ciampino, la plus proche de la ville (photo), et l’aéroport Léonard de Vinci de Fiumicino, le plus important, situé au bord de la mer Méditerranée.
La plateforme de Viterbe permettra de soulager Ciampino, dont la croissance est limitée. Elle devrait donc principalement abriter les opérations de compagnies à bas coûts, puisque celles-ci se rendent aujourd’hui à cet aéroport du sud de Rome. Ceci doit enchanter Alitalia. Lorsque les études devant mener au choix de la nouvelle plateforme avaient été lancées (en février), la compagnie nationale italienne avait proposé de transférer les low-costs vers des aéroports plus éloignés de Rome que Fiumicino, afin de ne pas affecter ses opérations.
Viterbe devrait être capable d’accueillir entre six et huit millions de passagers par an d’ici 2020. On estime en effet qu’à cette date 56 millions de personnes transiteront par la capitale italienne, dont 46 millions à Fiumicino et trois millions à Ciampino.
Trois autres sites étaient candidats : Latina, Frosinone et Guidonia. Moins bien desservis, ils nécessitaient également une délocalisation des activités militaires plus longue et plus coûteuse qu’à l’aéroport de Viterbe. Celui-ci est également éloigné de plus d’une centaine de kilomètres de tout autre plateforme et ne devrait donc pas rencontrer de problème d’interférences lors de ses activités commerciales.
L’aéroport devrait être construit et géré par la société des aéroports de Rome (Aeroporti di Roma), filiale du groupe Gemina, tout comme Fiumicino et Ciampino.










