Southwest ne fera jamais rien comme tout le monde. Alors que toutes les compagnies américaines affichent les prémices de la reprise, la low-cost a décidé de ralentir la croissance de son offre et de sa flotte à partir du quatrième trimestre 2007. Elle a annoncé le 27 juin qu’elle souhaitait se concentrer sur l’amélioration de son chiffre d’affaires pour faire face à la montée des prix du pétrole et au ralentissement de la croissance économique aux Etats-Unis.
Southwest Airlines va donc limiter l’augmentation de ses capacités à 6% par an, au lieu des 8% prévus précédemment. Pour cela, elle n’intègrera que dix-neuf nouveaux appareils (nets) à sa flotte en 2008 au lieu de trente-quatre. Elle devrait ainsi exploiter 539 appareils à la fin de l’année prochaine.
Elle va également remanier son programme de vol. Près de quarante rotations seront supprimées dès le mois d’octobre mais les marchés où le potentiel de croissance est le plus important seront renforcés. C’est notamment le cas de Denver et de la Nouvelle-Orléans. Southwest va également lancer une nouvelle liaison vers l’aéroport international de San Francisco au mois d’août.
En parallèle, elle va lancer plusieurs initiatives pour améliorer la croissance de ses profits. Sans avoir fourni davantage de détails, elle a annoncé qu’elle comptait améliorer sa structure à bas coûts et son programme de fidélisation. Elle va également tester une nouvelle méthode d’embarquement et lancer une nouvelle campagne de communication.
Southwest est pourtant une compagnie hors normes. La low-cost américaine est peut-être la seule à avoir résisté à la crise qui a frappé le transport aérien aux Etats-Unis au début de la décennie, affichant des bénéfices indécents sur toute la période, et ce depuis trente-quatre ans, sans avoir dû mettre en place aucun plan drastique de restructuration. Qui aurait pu imaginer trouver une faiblesse à cette forteresse ?










