La matinée du 2 avril était la dernière chance pour que des investisseurs potentiels participent à l’appel d’offres pour la reprise d’Alitalia. Aeroflot l’a saisie au dernier moment : le directeur des opérations d’investissement de la banque italienne UniCredit, Sergio Ermottoi, a dévoilé que la compagnie russe était à présent sa partenaire. Lev Koshlyakov, son Président, a confirmé.
Selon Sergio Ermottoi, Aeroflot serait le partenaire majoritaire et détiendrait 95% des parts d’Alitalia rachetées au gouvernement italien. UniCredit possèderait les 5% restant. Le ministère de l’Economie et des Finances, qui possède 49,9% d’Alitalia, souhaite en effet vendre au moins 39,9% de la compagnie nationale.
Les offres préliminaires doivent être déposées avant le 16 avril. Elles doivent remplir certaines conditions, dont celle de maintenir son identité italienne durant huit ans et celle de présenter un plan de redressement du transporteur qui accuse 405 millions de déficit net en 2006.
Le ministère de l’Economie a pris note de l’entrée d’Aeroflot parmi les investisseurs et a communiqué un autre changement parmi les repreneurs potentiels. Matlin Patterson a rallié le groupe américain Texas Pacific à sa proposition, ainsi que la banque italienne Mediobanca, qui ne s’était pas présentée au début de l’appel d’offres. Il ne reste plus maintenant que trois candidats à la reprise, avec AP Holding, qui possède déjà Air One. Le consortium mené par Management & Capitali s’est en effet retiré la semaine dernière.










