Le ministère de la Défense a dévoilé le 9 septembre le rapport au Parlement 2014 sur les exportations d’armement, à l’occasion des universités d’été de la Défense qui se sont tenues à Bordeaux. Les résultats pour l’année 2013 sont qualifiés d’« exceptionnels » et « prometteurs » par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Celui-ci a également tenu à mettre en avant les bénéfices des exportations pour la France du point de vue social, économique et technologique, avec la publication conjointe d’une étude d’impact réalisée par le ministère, le CIDEF (Conseil des industries de défense françaises) et le cabinet McKinsey & Company.
Les exportations d’armement de la France, « instrument de politique étrangère et de défense », ont atteint 6,87 milliards d’euros en 2013, affichant une hausse de près de 43% (42,7) par rapport à l’année 2012, dont les prises de commandes avait plafonné à 4,8 milliards d’euros. Une hausse due entre autres à un nombre plus élevé de contrats d’un montant supérieur à 200 millions d’euros, huit en 2013, contre trois en 2012. Le rapport précise que « la performance française a essentiellement été réalisée dans les secteurs des missiles, du naval et du spatial », classant la France au quatrième rang des exportateurs mondiaux. L’objectif suivant serait d’atteindre les 7 milliards pour l’année 2014.
La bonne santé des exportations de défense se mesure sur des critères économiques, sociaux et technologiques, selon l’étude publiée conjointement avec le rapport. Ainsi, les exportations représentent environ 40 000 emplois sur le territoire national, dont 14 000 emplois directs, 13 500 indirects pour les sous-traitants de rang 1 et entre 11 000 et 13 000 emplois induits. Sept grands bassins d’emploi ont été identifiés : l’Aquitaine, la Bretagne, la région Centre, l’Île-de-France, la région Midi-Pyrénées, la région PACA ainsi que la région Rhône-Alpes. A cet égard, Jean-Yves Le Drian détaille que si les entreprises de la BITD (base industrielle et technologique de défense) « ne représentent qu’1% des sociétés exportatrices résidentes sur le territoire national », elles exportent « trois fois plus qu’elles n’importent » et sont à l’origine de 24% du montant total des exportations françaises sur la période 2010-2013.
De même, le ministre de la Défense souligne que les exportations d’armements réduisent fortement les déficits de la balance commerciale, qui « aurait été de cinq à huit points plus élevé » chaque année sur la période 2008-2013.
Enfin, les bénéfices technologiques ont également été relevés par l’étude d’impact des exportations d’armement, citant notamment les retombées civiles de programmes militaires, à l’image des commandes de vol du Rafale adaptées aux Falcon chez Dassault, ou au développement des technologies RFID (radio frequency identification) utilisées notamment dans les télépéages autoroutiers, dérivées des systèmes IFF (identification friend or foe) très largement utilisés dans le domaine de la détection et des radars.








