Le président des États-Unis Barack Obama a annoncé le 7 août le lancement d’opérations aériennes au-dessus de l’Irak, dans un contexte de crise suite à l’offensive des djihadistes de l’EI (État Islamique).
Une première mission humanitaire a été effectuée près de Sinjâr, au nord-ouest du pays, près de la frontière syrienne, après la prise de la ville le 3 août dernier par les djihadistes de l’EI. Un C-17 Globemaster III et deux C-130 Hercules ont largué au total 72 palettes d’eau et de vivres pour venir en aide aux réfugiés chrétiens et yézidis. L’opération a duré une quinzaine de minutes et a nécessité un vol en basse altitude ainsi que l’escorte de deux F/A-18 Super Hornet.
L’envoi de chasseurs pour effectuer des frappes aériennes est également d’actualité, avec la possibilité d’envoyer des avions de combat au-dessus de la ville d’Erbil, à l’est de Mossoul. Erbil abrite notamment un consulat américain ainsi que du personnel militaire venant en aide aux autorités locales.
MISE A JOUR 15h45 : Le Pentagone a annoncé avoir conduit une opération de frappe à 6h45 heure de Washington, soit 12h45 heure de Paris. Deux F/A-18 de l’US Navy ont largué deux bombes à guidage laser sur des cibles d’artillerie mobiles proches d’Erbil.
Les missions de surveillance, de reconnaissance et de renseignement continuent également dans le ciel irakien, indique le Pentagone.
Les États-Unis ne sont pas les seuls à procurer une aide humanitaire par voie aérienne, la Turquie ayant également envoyé des vivres par le biais de son agence gouvernementale d’aide à l’urgence et à l’humanitaire, l’AFAD. Ce seraient des hélicoptères des forces irakiennes qui auraient délivré les colis aux populations yézidis de la région du Sinjâr.
De son côté, le président de la République François Hollande s’est entretenu le 7 août avec le président du gouvernement régional du Kurdistan Massoud Barzani et l’a assuré de son soutien et de son aide, en parlant de la « disponibilité de la France à apporter un soutien aux forces engagées dans ce combat ». Aucune précision n’a en revanche été apportée quant aux moyens qui pourraient être mis en œuvre pour déployer une aide humanitaire ou militaire.








