En visite en France le 26 juin, la ministre suédoise de la Défense Karin Enström a notamment rencontré son homologue Jean-Yves Le Drian, afin de discuter des voies de coopération industrielle entre la France et la Suède, mais aussi pour évoquer la situation en Ukraine.
Pour Karin Enström, la crise en Ukraine est un « tournant » en Europe, entraînant des conséquences dans le domaine de la politique de sécurité et la coopération internationale. C’est une des raisons pour lesquelles le gouvernement a décidé d’augmenter ses dépenses de Défense, une décision rare en Europe, où la tendance est plutôt aux restrictions budgétaires.
« Nous devons développer nos capacités et les améliorer, dans tous les domaines, que ce soit dans la défense aérienne avec les avions de combat de nouvelle génération, ou dans le domaine maritime, avec les sous-marins, pour une présence accrue dans la Baltique », a déclaré la ministre au Journal de l’Aviation, qui préconise également une participation accrue aux exercices internationaux, afin de gagner en interopérabilité.
Le projet de la coalition prévoit de relever les dépenses de Défense à un montant de 5,5 milliards de couronnes (environ 600 millions d’euros) d’ici à 2024.
Une vision plutôt partagée par la classe politique dans le pays, par la coalition gouvernementale, mais aussi par le principal parti d’opposition, le parti social-démocrate, à la veille des élections générales qui doivent se tenir en septembre prochain.
L’augmentation du budget pourrait notamment permettre d’augmenter la commande de Gripen E pour l’armée de l’air, afin de passer de 60 à 70 exemplaires, selon une information Reuters d’avril 2014.








