Thales a présenté ce matin son bilan annuel pour 2013, assorti des prévisions pour l’année 2014. Confronté notamment à une baisse des budgets de Défense sur les marchés occidentaux – français et britannique surtout – l’équipementier français va continuer ses efforts et son développement sur les pays émergents pour compenser le manque à gagner. « J’ai bon espoir que nous y arrivions », a déclaré le PDG Jean-Bernard Lévy, qui avait fait de l’expansion à l’international et de la concentration sur les pays émergents une « priorité absolue ».
Ces pays ont des besoins qui correspondent « particulièrement bien » au portefeuille de Thales, a ajouté Pascale Sourisse, directrice générale en charge du développement international. Les enjeux se situent entre autres dans les domaines de la sécurité et du déploiement des infrastructures – ferroviaire et transport aérien.
Thales a ainsi enregistré une hausse « spectaculaire » de 30% des prises de commande dans les pays émergents – et notamment +77% pour le Proche et le Moyen-Orient – une orientation que le groupe souhaite conserver pour les années à venir. Un chiffre qui compense une baisse de 26% des prises de commande pour les zones États-Unis, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, possédant un taux de change plutôt défavorable à l’industriel français.
Concernant les contrats de l’année 2013, dix-neuf commandes dépassent les 100 millions d’euros. Dix contrats sont destinés aux pays émergents (radars de défense aérienne pour les EAU, rénovation des frégates saoudiennes…), le reste aux pays « matures » (programme contact, rénovation des ATL 2, équipement du Rafale F3R pour la France, ou encore solutions d’entraînement et de formation pour les équipages A400M britanniques…).
Thales présente pour 2013 un chiffre d’affaires stable à 14,19 milliards d’euros (contre 14,16 pour 2012), une prise de commandes en hausse de 7%, passant de 13,29 milliards à 14,17 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires du secteur Défense & sécurité représente 6,99 milliards d’euros, en légère baisse (-1%), alors que les prises de commande ont elles augmenté de 14% entre 2012 et 2013, passant de 6,75 à 7,66 milliards d’euros.








